[DOSSIER] Cinéma – Mon Flop 10 des années 2010 !

Bonjour tout le monde ! Après mes deux articles dans lesquels je vous présentais mes vingt films coups de cœur des années 2010 (à lire ici et ), je vous dévoile mon Flop 10 de la décennie écoulée. Mes choix sont évidemment personnels et subjectifs. Vous ne pourrez donc pas forcément être d’accord à 100 % avec moi (et je ne pourrai pas être 100 % d’accord avec vous). Me concernant, les films suivants m’ont déçu parce que j’en attendais (beaucoup) trop ou parce qu’ils avaient été survendus et que ça a été la « désillusion » à la fin de mon visionnage.

Bref, il y aura peut-être des films auxquels vous aurez pensés également et il y en aura peut-être auxquels vous ne vous attendiez absolument pas. Mais c’est ça la magie des tops et flops : chacun(e) établit ses propres classements et les autres sont rarement d’accord avec l’auteur de ses classements. Sans plus attendre, je vous donne mes impressions sur mes dix plus gros navets des années 2010.

Note de l’auteur : vous pouvez également accéder à ma critique originale de chaque film.

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Alice in Wonderland (2010)

Tim Burton et Disney, ça faisait déjà un combo bien alléchant. Ajoutez le fait que c’était une version live-action du classique Alice in Wonderland et ça ne pouvait que faire monter la hype chez moi. Bon, finalement, il s’agit plus d’une suite « directe » du film d’animation, mais là n’est pas le problème. Pour moi, le problème vient surtout de Disney qui a étouffé la patte créative de Tim Burton pour nous proposer un film grand public aseptisé et sans saveur. Et même le casting quatre étoiles ne vient pas rattraper le désastre (la scène du « break dance » de Johnny Depp me traumatise encore). J’aurais donc préféré qu’un yes man soit derrière la caméra plutôt qu’un réalisateur dont j’admire la filmographie. Point positif : Alice in Wonderland a donné lieu à sa très bonne suite qu’est Alice Through the Looking Glass.

Lire ma critique ici.

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Somewhere (2011)

Pour le coup, j’ai eu vraiment mal à la fin du générique de Somewhere de Sofia Coppola. En effet, c’est ma réalisatrice favorite. Elle a quand même fait The Virgin Suicides, que je classe parmi mes films de chevet. Elle a aussi réalisé les très bons Marie-Antoinette et The Bling Ring (qui est d’ailleurs présent dans mon Top 20). Et puis, elle a sorti cette « chose » qu’est Somewhere, un film qui décrit l’ennuie abyssale d’une célébrité dont la vie n’a plus de saveur à son goût. En se plaçant de ce point de vue, le long-métrage est une réussite, puisqu’il a réussi à provoquer ce sentiment d’ennuie chez moi pendant 1 h 30. Malheureusement, comme vous vous en doutez, je ne le dis pas dans le sens positif du terme. Pour moi, c’est clairement l’erreur de parcours dans sa filmographie (il y a eu aussi A Murray Christmas en 2015, mais celui-là nous a offert des numéros musicaux savoureux au moins).

Lire ma critique ici.

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Annabelle (2014)

Alors celui-là, je l’avais regardé chez moi. Car si vous vous souvenez bien, ça avait été un bordel pas possible lorsque ce film était sorti sur grand écran : les spectateurs (souvent jeunes) venaient y foutre le bordel, comme pour tous les films d’horreur au cinéma. Et vu que le film de John R. Leonetti avait de trop mauvaises critiques, j’ai préféré le regarder au calme devant ma TV. Heureusement que je n’ai pas payé pour aller voir cette merde (non, je ne mâcherai pas mes mots ce coup-ci) ! C’est mauvais de bout en bout. L’angoisse est absente de A à Z et en plus, les acteurs sont tous mauvais (il n’y en a pas un pour rattraper l’autre). Quant au scénario… Non, je vais m’arrêter là. Pour conclure, ce spin-off n’aurait jamais dû exister (mais paraît-il que le deuxième volet est très bon ?).

Lire ma critique ici.

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Jupiter Ascending (2015)

Voici un autre long-métrage que j’attendais de voir avec impatience depuis son annonce : Jupiter Ascending. Réalisé par les sœurs Wachowski (également derrière le très ambitieux Cloud Atlas), Jupiter Ascending est hélas un ratage complet qui n’est pas rattrapé par ses effets spéciaux incroyables (je lui reconnais au moins ça). Le scénario semble avoir été écrit par un gosse de sixième, tellement il est incroyablement basique. Les personnages n’ont aucune consistance, ni aucune logique (cf. l’héroïne qui se plaint de récurer des chiottes aux début et qui, à la fin, est en fait heureuse de récurer des chiottes). Les acteurs n’y croient pas une seule seconde (la palme de la pire performance revient à Eddie Redmayne, qui montre là toutes les limites de son jeu d’acteur). En gros, Jupiter Ascending est une immense catastrophe. Mais vu que sa sortie a été repoussée plusieurs fois, je pense que la première version du film des Wachowski a dû être corrigée maintes fois et ça a donné cet étron. Et ce n’est pas le seul exemple de ce genre, hélas.

Lire ma critique ici.

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The Huntsman Winter’s War (2016)

Dans le rayon des « suites inutiles », je demande Le Chasseur et la Reine des Neiges. Déjà, je suis heureux que Kristen Stewart ait refusé de participer à cet étron (elle était dans une trop bonne lancée depuis Sils Maria). J’ai d’ailleurs lu qu’elle avait trouvé tous les scénarios du film « nuls à c*ier ». Et quand on regarde ce truc, on comprend alors ce qu’elle a ressenti. Là où Blanche-Neige et le Chasseur avait proposé une relecture sombre intéressante du célèbre conte (tout en laissant à désirer sur certains points, je l’admets), cette suite n’apporte rien d’intéressant. Pourtant, ils avaient réussi à réunir Emily Blunt, Charlize Theron et Jessica Chastain dans le casting. Mais honnêtement, je me demande comment des actrices de leur rang ont pu s’engager dans cette galère cinématographique. Si vous l’avez vu, il vaut mieux l’oublier. Si vous ne l’avez toujours pas vu, c’est mieux ainsi.

Lire ma critique ici.

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Rings (2017)

À la fin du visionnage, j’avais envie de pleurer des larmes de désespoir et des larmes de sang. Je suis un grand fan du remake américain de Gore Verbinski et sa suite réalisée par Hideo Nakata n’est pas mauvaise (il faut la prendre telle quelle). Quand j’ai vu la bande-annonce du troisième volet réalisé par F. Javier Gutiérrez, j’avais espoir que la saga continue sur sa bonne lancée. Hélas, c’est tout le contraire. C’est juste mal écrit, mal joué et ça use surtout de tous les poncifs du genre horrifique pour plaire à une cible bien précise : les pré-ados et les ados. Le reste du public : « allez vous faire foutre ! » Pour moi, ce film est un affront au chef d’œuvre de Verbinski et au cinéma tout court. Reste la révélation Matilda Lutz, dont la carrière sera malheureusement entachée par ce navet.

Lire ma critique ici.

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Kong – Skull Island (2017)

Je crois que là, on atteint le pire du pire. Bon après, ça ne reste que mon avis (j’ai pu échanger avec des personnes qui avaient adoré ce film). En ce qui me concerne, je n’ai jamais vu un film aussi vide de sens. La version 2014 de Godzilla ne volait déjà pas bien haut, mais là, on a la preuve que les pires blockbusters naissent outre-Atlantique. Le scénario est inexistant, les acteurs s’ennuient devant la caméra (comment Brie Larson et Tom Hiddleston ont pu s’embarquer dans cette galère ?) et le film enchaîne situation WTF sur situation WTF. Et que dire du personnage de Samuel L. Jackson, qu’on a envie de voir crever à la minute où il apparaît à l’écran (le gorille géant m’aura au moins fait cet immense plaisir de l’écraser comme un insecte) ? Sans oublier le pauvre Toby Kebbell, qui est bon acteur mais qui enchaîne les purges cinématographiques (à une ou deux exceptions près). Bref, Kong – Skull Island est un bel exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire au cinéma.

Lire ma critique ici.

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Murder on the Orient Express (2017)

Le Crime de l’Orient Express de Kenneth Branagh n’est pas le pire film que j’ai pu voir ces dernières années. D’ailleurs, si je n’avais pas eu l’idée de lire le roman d’Agatha Christie, j’aurais peut-être aimé ce long-métrage. Manque de bol, ce n’est pas le cas. C’est justement parce que l’œuvre cinématographique de Branagh prend beaucoup trop de libertés avec le livre. Alors oui, je sais qu’il s’agit d’une adaptation et qu’un film ne peut pas être 100 % fidèle au bouquin qu’il adapte. Mais certains changements n’étaient vraiment pas nécessaires (cf. l’histoire de racisme qui sort de nulle part, le changement de nationalité de la gouvernante). Puis, ce scénario et cette mise en scène américanisés, je ne peux vraiment pas. Bref, lisez le roman ou regardez le film. Mais un conseil : ne faites pas les deux comme moi.

Lire ma critique ici.

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The Greatest Showman (2018)

Tout le monde a adoré ce film. Tout le monde, sauf moi. J’admets que je ne suis pas très fan des comédies musicales sur grand écran (l’exception est faite pour Cats… que tout le monde a détesté, sauf moi !). The Greatest Showman de Michael Gracey est typiquement tout ce que je déteste dans le genre : un scénario cousu de fil blanc, des personnages inconsistants (avec un personnage principal détestable en prime), une réalisation kitch et des chansons si mièvres que j’ai souffert pendant 1 h 40. En entendant le premier morceau, j’ai compris que je détesterais ce film. Et ça n’a pas loupé. En plus, l’affiche a mis en avant le fait que la bande originale avait été composée par les auteurs de celle de La La Land. Pour ma part, passer de ce chef d’œuvre musical à cette bouillie pop m’a fait mal, vraiment mal. Un film dont je ne comprendrai jamais le succès.

Lire ma critique ici.

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Alad’2 (2018)

J’avais apprécié le premier volet. Non, vraiment. Je n’avais pas trouvé Les Nouvelles Aventures d’Aladin aussi nul que tout le monde le disait. Ça ne volait pas haut, certes, mais certaines blagues/répliques m’ont beaucoup fait rire (y compris la fameuse blague sur la jaquette, alors que je suis moi-même gay). De plus, je trouvais que l’effet deus ex machina se prêtait bien au scénario et qu’il fonctionnait bien. Je vais sûrement exagérer, mais ce film avait une « raison » d’exister. Mais alors, le second volet… Je n’ai tout simplement pas compris. Je crois que jamais de ma vie je n’ai un film aussi inutile que celui-là. Et je suis sûr que même les fans de Kev Adams et/ou du long-métrage précédent l’ont détesté. Je ne pourrais même plus vous dire de quoi ça parle, tellement Alad’2 – quel jeu de mot inspiré ! – se doit d’être oublié sitôt vu. Ou d’être oublié tout court, en fait.

Lire ma critique ici.

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Et voilà pour mon flop 10 des années 2010 ! Qu’en avez-vous pensé ? Êtes-vous d’accord avec ma sélection ? Pour vous, quels sont les plus gros flops de la dernière décennie ? N’hésitez pas à me le dire dans les commentaires ! De mon côté, je vous dis à bientôt pour un nouvel article sur le blog ! 😉

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