[CINÉMA] Zombieland – Double Tap

Après avoir vu le premier volet sur Netflix (que j’ai adoré au passage), je n’avais pourtant pas prévu de voir Zombieland – Double Tap au cinéma. Finalement, mon envie a eu raison de moi et me voilà en train de vous en parler. En fait, je vois ce long-métrage de deux manières. D’un côté, je reconnais que cette suite n’apporte rien à son prédécesseur et que son scénario n’a pas de sens. De l’autre, je me suis tellement marré que je ne peux qu’avoir aimé le film de Ruben Fleischer.

Pour commencer, si je devais rassurer celles et ceux qui ont détesté Venom (comme moi), Retour à Zombieland est à mille lieux de ce dernier niveau qualitatif. Certes, il a des défauts (sur lesquels je reviendrai plus tard), mais il est dans la lignée du premier. Il inclue donc beaucoup plus d’humour, de références à la pop culture et de violence. Ça peut paraître too much à un moment donné, mais le fun est là. Ici, les gags sont bien trouvés pour la plupart, les répliques aussi et la mise en scène reste inventive dans l’ensemble du film. Les nouveaux personnages introduits sont sympathiques, même s’ils n’apportent pas grand-chose à l’histoire. Mon préféré est celui de la blonde idiote jouée par Zoey Deutch, même s’il est très cliché.

Ça m’a également fait plaisir de retrouver les quatre acteurs du premier film (qui sont d’ailleurs devenus de grosses superstars hollywoodiennes depuis 2009 !). Ils sont tous fidèles à eux-mêmes, mais j’ai trouvé celui de Little Rock (Abigail Breslin) mal traité avec sa pseudo-amourette adulescente. J’ai également eu le sentiment qu’elle et sa grande sœur Wichita (Emma Stone) n’avaient pas du tout évolué en dix ans : à peine le film a commencé qu’elles se font encore la malle (alors qu’elles avaient promis à la fin du précédent de ne plus jamais faire ça). Mais les acteurs s’éclatent à l’écran et c’est le principal, j’ai envie de dire.

Pour moi, la déception vient surtout du scénario qui n’a ni queue ni tête. OK, ils ont passé dix ans ensemble collés les uns aux autres et la plus jeune a besoin de liberté. OK, Wichita a peur de se marier avec Columbus (spoiler : c’est au début du film). Mais en gros, tout part de là et on se retrouve avec une nouvelle histoire qui n’a pas grand intérêt (mis à part les nouveaux zombies qui viennent étendre l’univers de Zombieland). On a même deux personnages qu’on nous a beaucoup vendus dans la bande-annonce, mais qui sont vite expédiés dans le film. En fin de compte, le scénario est tellement prévisible qu’il n’y a plus vraiment de surprise (outre l’aspect novateur du premier film, qui n’est logiquement plus présent ici).

En résumé, comme je vous le disais, bien que les défauts de Zombieland – Double Tap soient visibles à l’œil nu, je l’ai trouvé tellement divertissant que j’ai décidé de passer outre ces défauts. Et si vous avez aimé le premier Zombieland, alors vous pourrez aimer celui-là.

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