
Bonjour à toutes et à tous. J’espère que vous allez bien et que vous poursuivez bien la saison automnale. Aujourd’hui, je vous parle d’un jeu que j’ai terminé récemment : Donkey Kong Country Returns sur 3DS. Pour la petite histoire, c’est un jeu vidéo que je possède depuis des années (j’ai même la version Wii qu’on m’avait offerte à Noël en 2010 — ça remonte !) et que je n’avais jamais eu la foi de terminer (comme pour Super Mario Bros. U). Je me suis donc donné pour objectif d’aller enfin jusqu’au bout de l’aventure du célèbre gorille et son acolyte le chimpanzé. Et c’est chose faite ! Je peux ainsi vous donner mon avis en toute transparence.
Même si j’abandonnais toujours la partie en cours de route (merci la difficulté ! — J’y reviens plus bas), j’ai toujours trouvé que Donkey Kong Country Returns est un excellent jeu de plateformes. Cet opus reprend ainsi avec brio, en faisant du neuf avec du vieux, la formule qui avait fait le succès de la saga indémodable sur la SNES. Les bananes en guise de pièces sont toujours là, de même que les ballons qui donnent des vies, les quatre lettres K-O-N-G (qui servent, cette fois, à débloquer des niveaux bonus dans chaque monde) et les tonneaux qui nous permettent d’atteindre des endroits inaccessibles. Même Squawk, le perroquet, est présent (et lui aussi a une autre utilité, celle de nous aider à trouver des pièces de puzzle dans chaque stage).
Mais exit les ennemis d’antan, tels que les guêpes, les crocodiles et les vautours. Et bye bye King K. Rool (même s’il fera son retour dans Donkey Kong Bananza), et place à Tiki Tong, sorte de statue/tam-tam géante qui vole les bananes de Donkey et Diddy Kong pour contrôler leur île. Avec lui débarquent de nouveaux antagonistes, notamment des crapauds, des chauves-souris et des crabes. Le tout dans des décors bien plus riches et variés qu’à l’accoutumée, pour notre plus grand plaisir : jungle (un classique dans Donkey Kong Country), plage, forêt, usine (avec de belles références au jeu Donkey Kong sur NES), volcan…
Du point de vue de l’univers et des graphismes, la saga a parfaitement réussi sa transition vers la 2,5D, ainsi que vers la 3D, selon les plans de caméra dans certains niveaux. Là encore, on se régale de voir la caméra balader nos personnages d’un bout à l’autre, nous faisant profiter encore une fois des paysages propres à chaque monde qu’on explore.

J’émets un bémol, cependant. En effet, comme le jeu est destiné aux écrans de télévision à la base, il y a souvent des plans larges pour nous permettre d’éviter certains pièges durant les niveaux ou les combats de bosse. Si, la plupart du temps, ça ne m’a pas trop gêné, ça m’a néanmoins parfois handicapé durant ma partie. Je pense notamment au boss du monde 5, qui m’a donné du fil à retordre à cause de ça. Je trouve ainsi dommage que Nintendo se soit contenté de faire un simple portage à ce niveau-là, sans véritablement repenser l’expérience des joueurs sur les consoles 3DS (les écrans sont petits, mine de rien). Même si — il faut également le souligner —, le jeu est très propre dans sa version portable, malgré l’inévitable downgrade graphique (logique, vu la puissance de la petite bête, vous me direz).
Le gameplay est également très fluide. Tout au long du jeu, de nouvelles mécaniques sont introduites, ce qui permet de renouveler l’expérience du joueur. On les maîtrise facilement, ce qui rend le tout agréable quand on rallume sa console pour poursuivre l’aventure. Par contre, si vous avez le même objectif que moi, à savoir récupérer toutes les lettres (obligatoires pour débloquer les niveaux bonus, comme je le disais plus haut) et toutes les pièces de puzzle (qui donnent ensuite accès à des images et des vidéos), c’est là que le jeu devient vraiment corsé (en plus des mondes qui deviennent graduellement difficiles).
Je ne compte ainsi plus les fois où j’ai recommencé un stage, soit pour avoir tous les items, soit pour simplement le terminer. Sans parler des niveaux bonus que vous devez finir d’une traite (et si vous perdez, vous devez recommencer depuis le début — aucun point de sauvegarde !). Et du boss final que j’ai finalement battu au bout de 50 fois (j’étais soulagé à la cinquantième)… Niveau durée de vie, vous en aurez ainsi pour votre compte. Par ailleurs, cette version 3DS propose plusieurs nouveautés : des objets bonus pour vous aider dans votre quête (j’avoue y avoir eu recours à plusieurs reprises), six cœurs de vie pour vos personnages (même si ça ne suffit pas toujours) et… un neuvième monde en exclusivité qui se dévoile une fois tous les niveaux bonus complétés.

Ledit neuvième monde reprend les huit précédents avec de la difficulté en plus. En apparence, du moins, car à ma grande surprise, je n’ai pas eu grand mal à le terminer. Hormis le tout dernier niveau (« Le Temple d’or », déjà disponible sur la version Wii). Niveau qui permet de débloquer le mode miroir : en gros, vous n’avez plus que deux cœurs, pas de Diddy Kong pour vous aider et vous faites les stages en sens inverse. Il y a aussi le mode « Course contre la montre », si vous voulez vous amuser à terminer les niveaux le plus rapidement possible. Personnellement, avoir terminé le jeu à 100 % est déjà une belle réussite pour moi. Je laisse le reste aux joueurs les plus hardcores.
En outre, console portable oblige, la jouabilité a été réétudiée. Et encore une fois, on la prend rapidement en main. Les premiers niveaux nous expliquent d’ailleurs comment réaliser les mouvements qui nous seront utiles par la suite. Par ailleurs, vous pouvez choisir entre jouer avec le joystick et la croix directionnelle. Certains préféreront cette dernière, car grâce à elle, Donkey Kong peut courir. Personnellement, je m’en suis tenu au joystick pour des raisons ergonomiques (la 3DS n’est pas vraiment adaptée pour jouer avec la croix directionnelle). À noter que Diddy Kong ne court plus derrière Donkey Kong, mais monte sur son dos. Le chimpanzé est aussi armé d’une fusée sur son dos, ce qui nous aide à survoler les passages dangereux.
Pour terminer, la bande-son est d’excellente qualité. De ce fait, elle nous fait aussi bien redécouvrir les thèmes musicaux des épisodes sur SNES en les remettant au goût du jour qu’elle nous en propose de nouveaux propres à cet épisode-ci. Encore une fois, le jeu fait intelligemment (et subtilement) du neuf avec du vieux.
En conclusion, si vous aimez les jeux de plateforme et jouez sur console portable, Donkey Kong Country Returns est fait pour vous. Et si vous possédez une Switch 1 ou 2, sachez qu’il est également disponible sur ces deux autres consoles (et en HD, qui plus est, donc avec des graphismes améliorés). De mon côté, je me replongerai peut-être dans la version Wii pour la terminer à son tour… À voir !