
Un mois après mon premier avis très sévère sur le film, j’ai décidé de vous donner un second avis « à froid » sur Super Mario Galaxy, le film. En effet, je suis allé le revoir pour savoir si mon ressenti avait évolué dans le bon sens. J’ai donc mis de côté mes exigences pour regarder cette suite de Super Mario Bros. en tant que fan de la licence Nintendo, et non en tant que spectateur aux attentes élevées. Résultat : non seulement ce nouveau visionnage a été bien meilleur que le précédent, mais j’ai été émerveillé par ce que je voyais sur grand écran.
Pour commencer, avec du recul, le scénario n’est pas si catastrophique que ça. Certes, passée l’introduction (que je trouve toujours aussi bonne, car elle pose bien les bases de l’histoire), tout s’enchaîne à vitesse grand V et on n’a pas le temps de souffler une seconde. Cette fois, vu que je savais ce qui allait se passer, j’ai pu apprécier tous les clins d’œil à l’univers de Super Mario. J’ai compris que pour ce long-métrage en particulier, mieux valait ne pas avoir trop d’attentes en termes de complexité scénaristique. Cela dit, je réitère ce que j’ai dit dans mon avis précédent : ce n’est pas parce qu’un film est à destination du jeune public qu’il faut s’assoir sur le scénario. C’est une idée reçue, selon moi.
Ce second visionnage m’a également permis d’apprécier les graphismes, ainsi que les plans au ralenti (Hollywood adore ça, mais ils fonctionnent bien ici). Le fait que j’étais dans une petite salle a beaucoup joué, car j’ai pu plus facilement voir tous les moindres détails visuels qui constituent l’univers de Mario sur grand écran. Là où la première fois, je n’avais pas du tout impressionné par l’emballage, cette fois il m’a carrément séduit. Et l’inclusion de la 2D — beau clin d’œil à Super Mario Maker — est intelligemment faite, même si c’est de manière grossière.
Enfin, là où mon ressenti n’a pas du tout changé, c’est en ce qui concerne l’apparition de Fox McCloud de Star Fox. Ce personnage est le meilleur de Super Mario Galaxy, le film et son introduction en 2D façon années 80/90 en jette visuellement. Sans oublier le lien qui unit Harmonie et Peach. D’ailleurs, des critiques soulignaient le fait que le long-métrage aurait dû s’appeler « Super Peach Galaxy », vu que selon elles, Mario et Luigi sont relégués au second plan dans cette suite. C’est l’impression que j’avais eue aussi lors de mon premier visionnage et au final, je trouve que le temps de présence est bien réparti entre chaque personnage. Et pour en revenir à Peach, ça ne me dérange pas du tout qu’elle hérite du rôle de femme forte dans les films, là où elle est restée la demoiselle en détresse pendant trop longtemps dans les jeux. Ce qui laisse espérer une évolution significative dans les futures sorties vidéoludiques la concernant.
Pour conclure sur ce second avis — là, c’est le fan qui parle —, toutes mes attentes concernant Super Mario Galaxy, le film ont été comblées. Alors oui, ce n’est pas le film de l’année ni celui de la décennie (et encore moins du siècle). Bref, il est tout sauf parfait, mais je sais que désormais, quand je le regarderai de nouveau, ce sera avec les étoiles dans les yeux du petit garçon qui a joué à Super Mario Bros. 2 pour la première fois sur la NES au début des années 90. Et ça me suffira amplement.