[CINÉMA] The Devil Wears Prada 2

Être la suite d’un film culte n’est jamais vraiment simple. Soit ça passe, soit ça casse. Freaky Friday 2 avait passé le test avec succès, même si, soyons honnêtes, c’était surtout une redite du premier avec beaucoup de fan service pour les nostalgiques (dont je fais partie). Mais j’avais peur pour Le Diable s’habille en Prada 2, car en regardant la bande-annonce, j’avais l’impression qu’aucun personnage n’avait évolué, notamment Andy (Anne Hathaway). Et même si j’avais kiffé la BO avant même d’avoir vu le film, je m’attendais à être déçu en allant le voir. Eh bien, j’ai adoré !

Certes, il n’est pas aussi bien que son prédécesseur qui est juste incontournable. Néanmoins, je trouve qu’ils ont su se renouveler dans ce second volet pour nous proposer une histoire inédite, non plus centrée uniquement sur la mode, mais également sur la crise du journalisme et des médias traditionnels. Cette approche est intéressante, en plus d’être bienvenue à l’heure actuelle où les contenus dopés à l’IA et les publications putaclics sur les réseaux sociaux sont légion. Les articles d’Andy ont d’ailleurs du mal à refaire décoller le magazine Runway au départ, tout simplement, car ce genre de contenu n’est plus vraiment en raccord avec notre époque. Même si, on le verra tout au long du film, il reste encore un lectorat pour la presse dite classique.

Cette suite parvient également à se différencier du premier grâce à ses personnages. On voit qu’ils ont les mêmes rapports qu’il y a 20 ans et qu’en même temps, ils ont drastiquement évolué. J’ai particulièrement apprécié le duo que forment Andy et Miranda : là où dans le premier volet, il y avait clairement un rapport de hiérarchie entre les deux, là elles sont à égalité. Et The Devil Wears Prada 2 a un effet miroir avec The Devil Wears Prada 1 dans plusieurs scènes, notamment celle de la voiture à la fin. C’est effectivement du fan service, mais c’est fait de manière subtile.

En outre, l’évolution des personnages se voit aussi à travers le jeu des acteurs. Anne Hathaway nous propose une Andrea plus affirmée qui campe sur ses principes et son éthique en tant que journaliste professionnelle accomplie. Stanley Tucci nous régale toujours autant en Nigel : il est toujours un peu le mentor et le confident d’Andy, mais cette fois, celle-ci va l’aider en retour. Emily Blunt n’a pas perdu de son humour et de sa répartie, tout en nous montrant une facette plus vulnérable et quelque peu niaise d’elle. Mais c’est surtout Meryl Streep qui surprend agréablement en Miranda : celle-ci est affichée sous un jour beaucoup plus fragile et humain. Je suis content qu’elle n’ait pas refait la même performance qu’en 2006, car ça aurait fait trop redite selon moi. Quant aux nouveaux personnages, ils sont plutôt bien inclus dans l’intrigue. S’il y a un troisième long-métrage, pourquoi ne pas les mettre davantage en avant, histoire de leur passer le flambeau ? Je pense qu’on a fait le tour avec les anciens.

Enfin, Le Diable s’habille en Prada 2 est un défilé de mode non-stop pendant 2 h. Anne Hathaway change de tenue à chaque scène et c’est un vrai régal visuel. Il y a d’ailleurs un passage à Milan, où Miranda et Andy se baladent dans la ville avec l’incontournable Vogue de Madonna en musique de fond. En parlant de la bande originale, comme je vous l’ai dit au début de mon article, je l’ai trouvée géniale de A à Z. End Of An Era de Dua Lipa est d’ailleurs la chanson d’ouverture parfaite comme l’était Suddenly I See de KT Tunstall à l’époque. Les trois chansons inédites de Lady Gaga sont également géniales et son caméo est vraiment top. J’écouterai en boucle les chansons du film, c’est sûr et certain.

Pour conclure, The Devil Wears Prada 2 est une très bonne surprise. Cette suite apporte vraiment quelque chose à son prédécesseur et ça, ce n’était pas gagné. Bref, je la reverrai avec beaucoup de plaisir.

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