[CINÉMA] Star Wars – The Rise of Skywalker

Par où commencer ?… J’avais lu quelques avis ici et là, et tous ont souligné le gros manque de cohérence de cette nouvelle trilogie Star Wars. Dans le sens où l’épisode 9 fait comme si l’épisode 8 n’avait jamais existé. L’épisode 8 qui, lui-même, tente d’apporter quelque chose de nouveau, tout en allant dans la continuité de l’épisode 7. Et en regardant The Rise of Skywalker, on réalise que non seulement Disney et Lucasfilm ne savaient pas du tout où ils allaient avec cette postologie, mais qu’en plus, la postologie n’a servi à rien. En tout cas, c’est le sentiment que j’ai eu en sortant de la salle.

Je le redis encore, mais j’ai aimé Les Derniers Jedi. Certes, il est différent des autres Star Wars et il y a des choses à lui reprocher des choses au niveau de son scénario, mais Rian Johnson a tenté le tout pour le tout. Et sa patte se ressentait dans la réalisation du film et dans l’écriture des personnages (il a réussi à me faire aimer Kylo Ren, quand même !). Puis, J.J. Abrams débarque et balaie tout sur son passage, en nous proposant un blockbuster sans âme et au scénario bourré d’incohérences, avec des personnages au charisme d’huître pour la plupart (et pourtant interprétés par des acteurs qui sont loin d’être des débutants).

Ça m’amène à parler du premier point qui m’a dérangé dans ce neuvième volet : son casting. Déjà, la palme de la pire performance revient à Oscar Isaac (qui affiche tout de même un beau CV), qui en fait des caisses. Mais quand on voit qu’il se tape le rôle du bouffon de service depuis trois films, on ne peut avoir que de la peine pour lui. Je ne parlerai même pas de Domhnall Gleeson, qui a un vrai charisme d’huître dans cette saga (alors que c’est un excellent acteur, dont je vous recommande la filmographie). Mais ce ne sont pas les seuls : quand on doit jouer un personnage sans relief et avec des dialogues à pleurer, on n’a pas grand-chose à montrer. Pour moi, les seuls acteurs à sauver de ce tableau en demi-teinte sont Adam Driver (dont le personnage a quand même une intrigue intéressante), Daisy Ridley (même chose) et, à la limite, John Boyega qui arrive à trouver un certain équilibre entre l’humour et le sérieux. Je suis d’ailleurs peut-être un des rares à le penser, mais j’apprécie beaucoup le duo qu’il forme avec Daisy Ridley à l’écran (ce qui m’avait beaucoup manqué dans le huit).

Pour parler des personnages, ils sont tous jetables (à part ceux de Kylo Ren, de Rey et de Finn). Je ne me suis attaché à aucun d’eux, alors que je suis leurs aventures depuis trois films ! Même celui de Leia est transparent (ils ont tout de même réussi à bien l’inclure dans l’intrigue). Celui de Rose ne m’a absolument pas manqué, étant donné sa grande utilité dans le film précédent (ahem…). Quant à Palpatine, comment dire ? On parle quand même du plus grand méchant de Star Wars (avec Dark Vador). Et là, sa présence ne m’a donné aucun frisson et fait ni chaud ni froid. Puis, quand on sait que les producteurs l’ont fait revenir d’entre les morts pour satisfaire les fans… C’est raté ! Bref, une fois encore, je me suis surtout attaché aux duos Rey/Kylo et Rey/Finn pour des raisons différentes : le premier, car on sent toujours cette ambiguïté et cette forte tension sexuelle entre eux ; le second, car ils ont une bonne dynamique ensemble et qu’ils sont toujours là l’un pour l’autre.

Pour finir, c’est au sujet du scénario que j’ai le plus de choses négatives à dire. Comme je le disais, J.J. Abrams a fait comme si le huitième épisode n’existait pas, ce qui se répercute sur la qualité globale de ce dernier film. Déjà, tout s’enchaîne à la va-vite et on n’a même pas le temps de comprendre ce qui se passe ni le pourquoi des révélations qui nous font faites. Et vu que le réalisateur a décidé de s’assoir sur le film de Rian Johnson, on a l’impression de voir deux épisodes au lieu d’un seul (d’où ce sentiment de va-vite et de scénario bâclé). Pour moi, le dernier acte rehausse un peu l’ensemble, mais je trouve la fin de L’Ascension de Skywalker paresseuse : il n’y a pas vraiment d’enjeux scénaristiques qui remettent tout en cause à un instant T, et on sait que le film se terminera bien quoiqu’il arrive. Bref, j’aurais tellement d’exemples à vous citer, mais je devrais alors vous spoiler l’« intrigue » complète (si tant est qu’il y en ait une en fin de compte). Mais en gros, tout est tellement WTF qu’on a l’impression d’être pris pour des cons (ben oui, pourquoi se faire chier à pondre un vrai scénario). Alors oui, le film est très beau, la mise en scène des combats est très bonne et les effets spéciaux sont très réussis. Mais on ne fait pas un film en se reposant uniquement sur ces aspects-là.

Pour conclure, Star Wars – The Rise of Skywalker est indigne d’une grande saga comme celle de George Lucas (qui doit s’en mordre les doigts de l’avoir vendu à Disney). Selon moi, ce dernier épisode ne la conclut pas comme il le devrait. De plus, ça se voit tellement qu’ils n’avaient aucune idée de comment commencer et comment terminer cette postologie, si bien qu’il en résulte du gâchis. Je ne sais pas si les retours tièdes du public les inciteront à revoir leur copie pour proposer une nouvelle saga plus cohérente, mais ils ont intérêt à rectifier le tir. Car mine de rien, même si j’ai apprécié ces nouveaux films dans l’ensemble, ils ont déjà fait pas mal de dégâts à l’image de Star Wars

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