[CINÉMA] Ciné Express #21

Bonjour à toutes et à tous ! J’espère que vous allez bien et que vous avez repris le rythme des études et/ou du travail. Aujourd’hui, je vous parle des trois films que j’ai vus ces deux dernières semaines : Mulan de Niki CaroAntebellum de Gerard Bush et Christopher Renz et Akira de Katsuhiro Ōtomo. Bonne lecture !

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Mulan (2020)

J’attendais de pied ferme cette nouvelle monture de Mulan, remake live action du grand classique de 1998. Mulan (1998) étant l’un de mes Disney favoris, j’espérais ne pas être déçu par le long-métrage de Niki Caro. Mais en voyant les différentes bandes-annonces, je partais confiant, car ça semblait être très différent du matériau original. Et effectivement, Mulan version 2020 est un film à part entière qui réinvente la célèbre légende chinoise.

Mulan de Niki Caro s’avère ainsi être un film plus adulte que son homonyme. Exit donc Mushu et son humour lourdingue — je n’ai jamais vraiment aimé ce personnage — et les chansons, dont l’absence ne se fait aucunement ressentir ! Certes, ce nouveau long-métrage contient quelques passages humoristiques, mais à mon sens, ils tombent comme un cheveu dans la soupe. Pour moi, ce qui fait le véritable charme de Mulan (2020) est son ton sérieux omniprésent. Je me suis même demandé si je regardais un long-métrage Disney, par moments. Bon, comme toutes les productions Disney, celle-ci sert un message féministe à deux balles dont, personnellement, je me serais bien passé. Mais à part ça, c’est un film surprenant de A à Z, et ce dans le bon sens du terme.

L’actrice principale, Liu Yifei, incarne parfaitement le personnage de Mulan. Son visage étant naturel, elle parvient ainsi à jouer avec l’ambigüité de son personnage. Elle vole ainsi la vedette aux autres acteurs, dont les personnages respectifs manquent malheureusement de profondeur. Seule la sublime Gong Li se détache du lot, grâce à son personnage de femme forte et énigmatique. Cependant, il est dommage qu’elle ait un rôle bien secondaire. À part ça, le film de Niki Caro est parvenu à mettre mieux en avant la culture chinoise que le film d’animation (qui avait été très critiqué par le public chinois à cause du personnage de Mushu, notamment). Encore une fois, ça m’a permis de redécouvrir le récit de Mulan sous un nouveau jour.

Pour résumer, Mulan version 2020 est une très bonne adaptation qui ne cherche jamais à faire du copier/coller. Certes, on y décèle quelques petites références rigolotes, mais le film ne se repose pas uniquement sur ça. Pour moi, c’est l’un des meilleurs remakes live action de Disney à ce jour.

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Antebellum

Je partais vraiment confiant en allant voir Antebellum de Gerard Bush et Christopher Renz (dont c’est le premier film). Quand j’ai vu « Par les producteurs de Get Out et de Us » (que j’ai adorés) sur l’affiche, je pensais que j’adorerais également Antebellum de A à Z. Mais en fin de compte, si le premier acte du film est parfait (à mes yeux), on s’éloigne crescendo de la qualité pour voir se dévoiler une conclusion finale idiote et clichée.

Je vais commencer par ce qui m’a beaucoup plu dans ce long-métrage : les trente premières minutes qui sont absolument PAR-FAI-TES ! Elles démarrent par ce magnifique plan séquence qui nous montre toute l’horreur de l’esclavagisme durant la guerre de Sécession. On insiste ainsi impuissant et révolté, en tant que spectateur, à ce qui se passe à l’écran et on ne peut même pas intervenir. Honnêtement, si les réalisateurs étaient davantage restés dans cette ambiance, en gardant le même twist final, le film aurait été bien meilleur à mon sens. J’ajoute aussi la performance grandiose de Janelle Monáe, qui porte bien le long-métrage sur ses épaules. Je la connaissais déjà en tant que chanteuse, mais pas en tant qu’actrice et là, elle m’a tout simplement subjugué. Pour moi, elle est l’un des gros points positifs d’Antebellum.

Puis, quand viennent les deuxième et troisième parties, c’est la « chute ». J’emploie les guillemets, car ce film m’a tout de même diverti dans l’ensemble. Mais j’ai trouvé dommage qu’il ait une conclusion aussi… clichée ? Disons que le twist en soi est bien trouvé, mais ce qui suit après (et même avant, si on tient compte de l’ensemble) ne le justifie pas vraiment. Certains personnages secondaires sont ainsi très caricaturaux et insupportables (cf. la meilleure amie de l’héroïne), tandis que les ralentis à la fin sont hyper clichés. Les réalisateurs passent donc leur temps à nous répéter que le racisme, c’est mal, que les Blancs sont méchants et que les Noirs sont gentils. Certes, c’est une réalité qui existe, mais je pense qu’elle est bien plus complexe que ça. Là, tous les personnages manquent de nuance, et c’est bien dommage.

Pour conclure, Antebellum de Gerard Bush et Christopher Renz est un pétard mouillé. Les idées sont là, mais elles sont mal exploitées. Et elles réduisent le conflit racial à une vulgaire bataille « gentils versus méchants », alors que, encore une fois, ce conflit a des nuances et tout n’est pas noir ou blanc (sans vouloir faire un mauvais jeu de mots). Bref, si vous voulez regarder un film qui traite vraiment bien ce sujet, optez pour Get Out.

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Akira

L’un des avantages du déconfinement et, donc, de la réouverture des salles de cinéma, c’est qu’on peut (re)découvrir de grands classiques. Akira de Katsuhiro Ōtomo en fait partie et je suis ravi de l’avoir enfin vu, en plus sur grand écran en 4K ! Tout ça pour dire que si, en sortant du cinéma, je ne savais pas si je l’avais aimé, je pense désormais qu’Akira mérite bel et bien sa réputation de film d’animation culte.

Par contre, au premier visionnage, préparez-vous à être chamboulés ! Du moins, c’est ce que j’ai ressenti de mon côté. Disons que le film de Katsuhiro Ōtomo est plein d’informations et de messages qu’il est difficile d’assimiler d’un seul coup. Pour vous l’avouer, je suis allé lire des analyses sur le film après l’avoir vu, car je n’en avais compris que 10 %. Constat : si on n’a pas lu les mangas (comme moi), on aura du mal à suivre ce qui se passe dans le film. Selon moi, le principal défaut d’Akira est qu’il délivre beaucoup trop d’éléments sans jamais vraiment les expliciter. Ce qui le rend difficilement accessible pour les non-initiés au genre du cyberpunk. En plus, si vous regardez peu d’animes du genre d’Akira, vous risquez d’être écœurés par sa violence omniprésente (je n’étais pas loin de l’écœurement par moments, personnellement).

Une fois qu’on a digéré l’ensemble, Akira est effectivement un très bon film. Les différents sous-messages développés par le scénario sont intéressants et font écho à notre propre société (l’histoire se déroule en 2019 et j’y vois personnellement un miroir effrayant de notre propre monde). Les personnages ont beaucoup de présence et de charme (alors qu’ils sont « simplement » animés). C’est d’ailleurs dingue de réussir à rendre aussi attirants des personnages qui ne sont même pas en chair et en os ! Pour le coup, chapeau Katsuhiro Ōtomo ! Ajoutons à ça qu’ils ont tous leur complexité : ils ne sont ni bons ni mauvais et ils évoluent en fonction de leurs choix et leur personnalité. À l’heure actuelle, ce genre de personnages manque cruellement sur le grand écran, donc c’est bien que des films (même vieux) comme Akira soient là pour inverser la tendance.

En conclusion, Akira est un long-métrage qui se savoure à l’infini. Comme je l’ai dit, un seul visionnage ne suffira pas pour appréhender toutes les subtilités qui en découlent. En d’autres mots, il s’agit d’un film d’animation en son genre !

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Et vous, avez-vous ces trois films ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à me donner votre avis en me laissant un commentaire !

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