[CINÉMA] Dark Phoenix

Je suis allé voir cet ultime volet de la saga X-Men à reculons, à cause des critiques assassines. Je me préparais à la déception, surtout après Apocalypse (qui n’était pas mauvais, mais qui ne cassait pas la baraque non plus). Eh bien, contre toute attente, j’ai beaucoup aimé Dark Phoenix, en grande partie pour sa noirceur assumée et son absence totale d’humour.

Pour moi, le principal défaut des films de superhéros actuels est l’omniprésence d’humour (gamin, la plupart du temps). Là, il n’y a pas une seule blague de faite par l’un des personnages (pas même Quicksilver [difficile en même temps, vu qu’il apparaît furtivement dans ce volet]). Cet élément manquant a ainsi fait que j’ai beaucoup apprécié mon visionnage. Ça m’a fait du bien de voir qu’on pouvait écrire et réaliser un film de ce genre 100 % sérieux, où l’émotion et la psychologie des personnages sont de mises et travaillées.

Les deux gros points forts de Dark Phoenix sont ces éléments-là. Les personnages sont tourmentés par ce qui arrive à leur amie et aussi en plein deuil, à cause de la mort brutale de l’un de leurs collègues. Chacun d’eux est mis en lumière, notamment ceux qui avaient été expédiés dans le film précédent (comme Tornade). De ce fait, je les ai tous trouvés attachants et j’étais triste de les quitter. La scène finale m’a d’ailleurs fait sourire, car c’est un beau clin d’œil à la saga entière (et également une manière de « boucler la boucle »).

J’ai trouvé tous les acteurs très convaincants. Déjà, j’étais heureux de revoir une dernière fois Jennifer Lawrence dans le rôle tant mythique de Mystique. D’ailleurs, j’ai été nostalgique durant la scène où elle parle à Hank de leur passé, avant de lui proposer de « passer le flambeau » à la nouvelle génération. Ça m’a aussi fait chaud au cœur de revoir Nicholas Hoult — il a vraiment beaucoup d’alchimie avec J-Law à l’écran —, Michael Fassbender et James McAvoy (même si je n’étais pas convaincu par qui avait été fait de Charles-Xavier, au début). Mais pour moi, celle qui crève définitivement l’écran est Sophie Turner. Elle est Jean Grey et exprime toutes les émotions de son personnage avec talent et brio. J’ai adoré le duo qu’elle formait (à l’écran) avec Tye Sheridan (Cyclope) : ils sont vraiment fusionnels ensemble et c’est beau à voir.

Les effets spéciaux ne sont, hélas, pas toujours réussis. Certains passages sont impressionnants (cf. l’accident de voiture au début du film), tandis que d’autres relèvent du gloubi-boulga visuel indigeste (le combat final entre Jean et Vuk qui m’a fait mal aux yeux). Bon, ça reste mieux qu’Apocalypse dans ce domaine-là, mais pour un blockbuster qui a coûté plus de 200 millions de dollars, j’espérais des effets spéciaux plus « réalistes ».

Enfin, j’ai trouvé le film trop court. Pour moi, la durée idéale aurait été de 2 h 30. Il y avait tant à dire et à raconter sur cette histoire, sur les personnages (surtout celui du Phoenix). En plus, ce film clôture quand même une saga longue de 19 ans ! Bon, ce n’était pas prévu à la base et, par ailleurs, ça sent qu’il s’agit « juste » d’un film intermédiaire. S’il n’y avait pas eu le rachat de la Fox par Disney, j’aurais aimé qu’il y ait un dernier film X-Men qui serve de vraie conclusion.

Pour résumer, je n’ai pas été déçu de ce nouveau volet (même si j’ai des choses à redire à ce sujet). Selon moi, il a été injustement descendu par les critiques (qui, à mon avis, descendent tout ce qui n’est pas estampillé Marvel/Disney). J’aimerais aussi qu’on ait plus de films de superhéros sombres, à l’image de celui-ci. Mais vu que le public n’en veut plus, ça ne risque pas d’arriver de sitôt…

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