[CINÉMA] Ciné Express #18

Bonjour tout le monde ! J’espère que vous allez bien et que vous survivez à la canicule. De mon côté, je suis retourné au cinéma ce weekend — ça m’avait manqué ! Je vous présente donc les deux films que je suis allé voir : L’Infirmière de Koji Fukada et The Climb de Michael Angelo Covino.

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Yokogao

La dernière fois que je suis allé voir un film japonais au cinéma, c’était Le Vent se lève d’Hayao Miyazaki. La vérité, c’est que je ne m’intéresse que très peu au cinéma japonais (et au cinéma asiatique, de manière générale). Alors, quand j’ai lu le synopsis de L’Infirmière de Kôji Fukada, je me suis dit : « Allez, on verra bien ce que ça donne ! » Résultat des courses : je suis ressorti agréablement surpris de ma séance sur grand écran !

Un conseil : ne vous fiez pas à l’affiche, car je la trouve « mensongère ». En effet, quand on la regarde, on s’attend un peu à un récit à la Gone Girl (soit une femme innocente en apparence, mais qui cache bien son jeu finalement). Sauf qu’en regardant le long-métrage de Kôji Fukada, c’est une tout autre histoire qu’on découvre ! Il est surtout question ici de la chute sociale d’une femme et du pourquoi de cette chute. Le film se déroulant sur deux temporalités (avant et après), on est d’emblée intrigués par l’héroïne et, surtout, on se demande comment une femme comme elle peut avoir l’air coupable. Elle nous apparaît effectivement si douce, si gentille et si bienveillante. Mariko Tsutsui est d’ailleurs parfaite pour le rôle, tant son visage exprime à merveille tous les sentiments suscités.

L’histoire en elle-même à la fois intrigante et intéressante. Dans le même temps, elle devient prévisible à partir du deuxième acte. On sait alors (ce) qui va provoquer la chute sociale d’Ichiko et on y assiste alors impuissants, la boule au ventre. Kôji Fukada parvient ainsi à nous captiver jusqu’à la dernière minute, grâce à son scénario bien écrit et à sa mise en scène plutôt ingénieuse (cf. le klaxon qui s’éternise pour traduire la souffrance intérieure de l’héroïne). De plus, le cadre ordinaire nous permet de nous immerger sans mal dans le récit.

L’Infirmière de Kôji Fukada est donc l’une des belles surprises cinématographiques de ce mois d’août. Je ne peux donc que vous conseiller d’aller le voir !

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The Climb

Mon second film du weekend s’appelle The Climb et malheureusement, il m’a laissé une impression finale bien tiède. Le début partait pourtant très bien, selon moi, mais je n’ai pas trouvé beaucoup d’intérêt à cette bromance. Je sauve « seulement » la réalisation composée uniquement de plans-séquences et les dialogues bourrés d’humour.

Pour aborder ces points positifs, Michael Angelo Covino a su multiplier les efforts techniques pour nous proposer un film inventif. Il va ainsi filmer une scène de l’arrière d’un véhicule, une autre scène à travers une vitre de magasin, etc. Il va aussi varier les décors et on passe donc vite d’une route au sud de la France au sous-sol d’une maison. Concernant les dialogues, ils sont parvenus à m’arracher au maximum un rire et au minimum un sourire. Il y a effectivement de bonnes punchlines, qui viennent appuyer cette ironie ambiante délicieuse (y compris dans les moments plus tristes). Le problème, selon moi, c’est que la réalisation et les dialogues, aussi bons soient-ils, ne suffisent pas à rendre l’histoire un tant soit peu intéressante.

Ce qui m’a le plus agacé dans The Climb, c’est la relation amicale entre Kyle (Kyle Marvin) et Mike (Michael Angelo Covino). Alors, oui, les deux acteurs jouent très bien leurs rôles respectifs et je rajouterais aussi Gayle Rankin, qui nous offre une belle partition en tant qu’actrice. Mais leur amitié n’évolue pas, en dépit de toutes les crasses que Mike fait à Kyle. Pire : j’ai eu l’impression qu’aucun des deux n’évoluait. Après, le film parvient effectivement à montrer qu’une amitié peut résister à toutes les épreuves. Mais là, c’est une amitié limite toxique qui n’est jamais vraiment remise en question. Kyle a beau envoyer Mike balader plusieurs fois durant le film, ils finissent toujours par se retrouver et rien ne change. Personnellement, j’ai besoin de voir une vraie évolution chez les personnages d’un long-métrage et cette absence d’évolution m’a déplu.

Bref, je vous déconseille d’aller voir The Climb de Michael Angelo Covino. Pour moi, il y a des films bien plus intéressants à l’affiche en ce moment que celui-là.

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Et vous, avez-vous ces deux films ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires !

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