[CINÉMA] Antichrist

Après avoir perdu leur enfant (qui a sauté par la fenêtre alors que ses parents s’envoyaient en l’air), un homme et une femme voient leur mariage s’effondrer petit à petit. Et la femme devenir dépressive. Le mari veut alors l’aider à faire son deuil, et décide ainsi de l’emmener au bois d’Eden, pour que la thérapie fonctionne. Mais plus le temps passe, et plus sa femme sombre dans la folie, jusqu’à devenir carrément violente…

Je n’ai pas pour habitude de descendre un film gratuitement, alors je vais tenter de rester le plus objectif possible. Mais quand je vois ce genre de films, où tout est presque gratuit et donné, je ne sais plus quoi penser au final. Car si au début, Lars Von Trier sublime au maximum des scènes pas forcément belles à voir en temps normal, il s’abstient de le faire à la fin, et ne prend même pas de se montrer un tantinet pudique quant à la violence et au sexe (gratuits la plupart du temps, c’est clair et net) diffusés dans son Antichrist. Alors je sais bien que Von Trier a la réputation de faire du cinéma assez trash, et qu’il adore torturer ses héroïnes. Je sais également que le cinéma est un art où on est libre de laisser cours à son imagination, à ses idées, et d’exprimer ce qu’il y a au plus profond de soi, mais il y a des limites quand même ! On se serait donc bien passé de voir Charlotte Gainsbourg se couper le clitoris (et en gros plan, s’il vous plait). En outre, j’avais entendu dire que Von Trier était en pleine dépression au moment où il tournait son film. Or il est la preuve que l’être humain peut parfois être vraiment dérangé.

Parlons de Charlotte Gainsbourg. Je ne connais pas tellement l’actrice (j’ai juste eu un bref aperçu de sa carrière avec Prête-moi ta Main), j’adore la chanteuse cependant. Mais là, je ne comprends pas. Autant la première demi-heure, elle est convaincante, rendant ainsi son personnage très attachant, autant après, elle devient ridicule. Déjà à gueuler comme une furie pendant dix bonnes minutes (et sans que l’on comprenne pourquoi d’ailleurs) : Where are you, bastard? Ensuite à jouer les nymphomanes, sans qu’on ne comprenne toujours pas pourquoi. Enfin, à se trancher le clitoris. S’il faut qu’un acteur fasse ça pour obtenir la reconnaissance absolue, mais où va le monde ?

Il y a tout de même un point positif : l’image, tantôt sublimée, tantôt déformée, une jolie manière donc de retranscrire les émotions des personnages. Le prologue est assez bien fait de ce côté-là, même si je trouve maladroit le ralenti montrant l’enfant se défenestrant. La scène où la biche met bas est également très belle, esthétiquement parlant. Le reste n’est qu’une suite illogique et incompréhensible de scènes gores ou crues, gratuites et malvenues, qui se succèdent tant bien que mal. Tout ça juste parce que monsieur Von Trier voulait publiquement choquer. En un mot : pathétique ! Comme son film, Antichrist, preuve que le cinéma d’aujourd’hui n’a plus de limite désormais.

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