
Bonjour tout le monde ! Après mon article sur Blake Lively, je vous donne mon avis sur deux sorties musicales récentes par deux chanteuses que j’adore. Je vous parle donc de Here For It All de Mariah Carey et de The Life of a Showgirl de Taylor Swift. Bonne lecture !
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Mariah Carey, Here For It All
On démarre avec le nouvel opus de Mariah Carey, Here For It All. Il s’agit de son premier album studio inédit en sept ans, si on ne compte pas la réédition anniversaire de Merry Christmas et son « best of » The Rarities. Les deux premiers singles, Type Dangerous et Sugar Sweet, me plaisaient déjà, même si j’ai une nette préférence pour le second (qui fait d’ailleurs partie de mes chouchous de ce disque). Maintenant, est-ce que Here For It All est à la hauteur de Caution, que j’ai adoré et écouté en boucle à sa sortie ? La réponse : oui, oui et OUI !
Dans Here For It All, on retrouve tout ce qu’on aime chez Mariah Carey. Ces 11 nouvelles pistes s’enchaînent ainsi de manière fluide. Et sans qu’il y ait vraiment de fil conducteur musical comme dans ses précédentes galettes (hormis peut-être Me. I Am Mariah), et sans qu’elle innove pour autant, la diva revisite habilement le registre si vaste du R&B en y apportant sa touche personnelle. Ce qui donne un album à son image et tout en sobriété. Même si on entend que sa voix est abîmée. Je vais d’ailleurs reprendre cette jolie comparaison lue sur un forum musical : la voix de Mariah est comme un bijou en or qui, bien qu’il se soit éraillé avec le temps, reste scintillant.
Here For It All alterne ainsi savamment entre up-tempos urbains solides, mid-tempos langoureux et balades émouvantes. Parmi mes chansons favorites se trouvent :
- Mi (une chanson d’ouverture qui donne le ton, où Mariah décide de se célébrer) ;
- Play This Song (un beau duo avec Anderson.Paak, qui rappelle beaucoup Leave The Door Open avec Bruno Mars) ;
- Sugar Sweet (un morceau sucré qui porte si bien son nom) ;
- In Your Feelings (une balade romantique comme seule MC sait en faire) ;
- Nothing Is Impossible (l’hymne à la résilience par excellence)
- Jesus I Do (un titre gospel entraînant et qui sied si bien à Mariah).
Pour finir, mention spéciale à la chanson qui donne son titre à cette galette et qui vaut à elle seule les sept ans d’attente. Mariah remet d’ailleurs un peu « à la mode » les « deux morceaux en un seul » comme ça se faisait durant les années 2010 (je pense notamment à ceux de Rihanna, d’Ariana Grande et de Janet Jackson). Me concernant, c’est une véritable merveille musicale.
Bref, encore une fois, Mariah Carey prouve que la reine du R&B, c’est elle. À mon avis, ce nouvel album mettra tout le monde d’accord. En quatre mots, Here For It All est : sucré, langoureux, classieux et divaesque.
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Taylor Swift, The Life of a Showgirl
On enchaîne avec The Life of a Showgirl, le douzième album de studio de Taylor Swift en quasi 20 ans de carrière. Je vous ai d’ailleurs parlé du film The Official Release Party of a Showgirl, où je vous expliquais que depuis à mon visionnage, j’appréciais davantage cet opus à sa juste valeur. Car, comme beaucoup de monde, la première écoute a été décevante, vu que Taylor Swift nous a vendu une galette remplie de bangers. Et sachant qu’elle a refait appel à Max Martin et Shellback (avec qui elle a collaboré sur 1989 et Reputation), on s’attendait à un opus dans une veine très tubesque et dansante. Mais avec le recul, j’aime beaucoup le côté volontairement « intimiste » de cet album.
En effet, en écoutant The Life of a Showgirl, j’ai l’impression que Taylor raconte sa vie d’artiste, mais aussi sa vie de femme. Ainsi, dans The Fate of Ophelia, Opalite, Wi$h Li$t, Wood et Honey, elle crie son amour pour son fiancé (et bientôt mari) Travis Kelce. Les chansons en question sont d’ailleurs pêchues et pleines de vie, et montrent que leur interprète est heureuse en trouvant enfin son prince charmant.
Elle règle également ses comptes dans Father Figure (un tacle subtil à Scott Borchetta, qui avait vendu ses masters à Scooter Braun sans son accord) et dans Actually Romantic (où elle répond aux attaques de Charli XCX envers elle, et elle n’y va pas de main morte). Je rajouterais également Cancelled où, selon moi, elle s’en prend à Blake Lively après sa trahison très médiatisée (même si d’autres pensent qu’à travers ce morceau, elle soutient son amie trumpiste Brittany Mahomes). En outre, elle se livre sur les coulisses du show-business dans Elizabeth Taylor et The Life of a Showgirl (en duo avec sa protégée Sabrina Carpenter).
Enfin, on découvre ses failles via le magnifique Eldest Daughter et le sublime Ruin The Friendship (qui rend hommage à un ancien amour de jeunesse disparu prématurément).
The Life of a Showgirl est donc, pour moi, un véritable journal intime teinté de pop music avec la touche Taylor Swift : léger, solaire et authentique. Pour conclure mon avis sur cet album, voici mes chansons préférées :
- Opalite (qui rappelle beaucoup les titres pop qui sortaient durant les années 2000) ;
- Father’s Figure (malgré sa fin qui « casse un peu tout ») ;
- Eldest Daughter (parfaite pour les soirées hivernales) ;
- Ruin The Friendship (encore une fois, je la trouve tellement belle) ;
- Wi$h Li$t (sa voix sur le refrain est tellement entêtante) ;
- Wood (qui rappelle Tucked de Katy Perry dans l’esprit) ;
- Cancelled (qui aurait très bien pu figurer dans Reputation et pour moi, elle doit sortir ce morceau en single).
En résumé, même si The Life of a Showgirl n’est pas à la hauteur d’un Speak Now ou d’un Midnights, j’écoute cet album avec plaisir. Et Dieu merci, Taylor Swift a opté pour « seulement » 12 pistes pour ce disque et, me concernant, c’est très bien comme ça !