[LIVRE] David Safier, Mieses Karma

Même si elle est belle, jeune et célèbre (elle anime un grand talk-show allemand), rien ne va plus dans la vie de Kim Lange : son mariage avec Alex bat de l’aile, elle néglige sa fille Lilly, et les rapports avec sa mère sont conflictuels. Un soir, elle reçoit un bout de station spatiale sur la tête, et meurt sur le coup. Elle se réincarne alors en fourmi, et apprend que pour avoir la chance de redevenir humaine un jour, elle doit amasser du bon karma. Surtout que son ancienne meilleure amie, Nina, refait surface dans la vie d’Alex, et compte bien mettre le grappin dessus…

Maudit Karma est le livre type que Disney pourrait bien adapter sur le petit écran (ça serait trop leur demander pour le grand écran), parce qu’il réunit tous les ingrédients nécessaires pour que le lecteur passe un bon moment, en régalant devant cette histoire simplette, mais tellement efficace qu’il n’a plus hâte que d’une seule chose une fois sa lecture commencée : connaître la suite des aventures que va connaître le personnage principal (Kim Lange), et si ce dernier redeviendra un être humain.

Bon, à vrai dire, en ayant affaire à ce genre de bouquin et en lisant son synopsis, on sait très bien Kim finira par retrouver son mari (qui n’a jamais cessé de l’aimer) et sa fille, qui déteste en réalité sa belle-mère (qui, elle-même, sait qu’elle a toujours été le numéro deux). Mais dans l’ensemble, Mieses Karma est tellement bien écrit (aussi bien dans ce style que dans son schéma narratif) qu’on en oublie totalement les nombreuses facilités qu’il emprunte dans son histoire (comme, par exemple, le fait que Kim revient sur terre sous l’apparence d’une femme obèse, mais gentille).

D’entrée, on s’attache à l’héroïne, même si l’auteur la décrit au début comme une vraie garce, qui n’hésite pas à « marcher sur les cadavres » pour obtenir ce qu’elle veut, néglige son époux (avec qui elle se dispute constamment) et sa fille. On la trouve d’ailleurs tellement sympathique qu’on se met à détester tous ceux qui osent s’en prendre à elle (comme son mari, qui prend un malin plaisir à lui balancer ses quatre vérités à la figure, et ce qu’il en a l’occasion). Nina apparait ainsi d’emblée comme la « méchante de l’histoire », celle que l’héroïne se doit « d’éliminer » (normal, puisque l’histoire est racontée du point de vue de Kim, donc c’est presque impossible d’éprouver une quelconque sympathie pour Nina).

L’autre personnage vraiment drôle est celui de Casanova (oui, oui, le seul, l’unique), qui est bien resté dans son temps (à cause de sa manière de dire les choses, que ce soit pour débiter sa poésie romantique, ou bien pour exprimer son admiration pour les nouvelles créations des hommes). On a d’ailleurs le plaisir de lire quelques extraits de ses mémoires, grâce aux différentes notes en bas de pages qui font régulièrement leur apparition.

En résumé, pour celui qui le lira, Mieses Karma sera tellement passionnant qu’il sera impossible d’en arrêter la lecture, une fois commencée.

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