[CINÉMA] Labor Pains

Thea semblait avoir un brillant avenir devant elle. Mais après la mort de ses parents, sa vie a pris une tout autre tournure… Travaillant désormais comme secrétaire dans une librairie guindée, elle est le souffre-douleur de son patron Jerry, un homme odieux qui n’hésite pas à la rabaisser chaque seconde. Dans sa vie privée, ce n’est pas mieux, puisque sa sœur cadette Emma se montre chaque jour plus ingrate qu’elle ne l’est déjà. Ses seules consolations sont son petit-ami et sa collègue de bureau Cheryl, avec qui elle partage énormément de choses. Un jour, Jerry surprend Thea en train de parler derrière son dos et la licencie. Afin d’éviter cela, la jeune femme lui dit alors qu’elle est enceinte. À partir de cette feinte, elle va s’installer dans un mensonge confortable, qui va lui apporter plus qu’elle ne le pensait…

Un film avec Lindsay Lohan en tête d’affiche, ça n’annonce pas quelque chose de bien glorieux. A la limite, ça a sa place un dimanche après-midi sur M6 (et accessoirement sur la CW), et ça se laisse bien regarder quand on ne cherche pas du grand art. Et Labor Pains, c’est juste du divertissement très cheap fait avec, semble-t-il, les moyens du bord.

Mais avec un film de cette envergure, Lohan nous apparaît presque sympathique, même si elle est toujours autant vide dans son jeu. Elle prouve néanmoins que la comédie romantique US, c’est son truc à elle. Dommage qu’on le voit davantage maintenant avec la bouteille plutôt que devant la caméra.

Le reste du film n’est pas mauvais, mais encore une fois, ce n’est pas transcendant. On sait bien comment ça va se terminer, on nous ressert les bons vieux sentiments qui séduisent les uns et irritent les autres, on a droit aux stéréotypes qui existent depuis belle lurette. Malgré tout, on arrive à s’attacher à tous ces personnages, tout droit sortis de l’imagination pas très débordante d’une réalisatrice et d’un scénariste, eux-mêmes pas forcément très talentueux.

Et avec tout ce que je viens d’écrire, vous penserez que mon 3 sur 10 est foncièrement exagéré (et dégueulasse de surcroît) et pourtant, pour un film de ce genre, c’est bien payé.

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