[LIVRE] Victor Dixen, Phobos (Tomes 3 et 4 + Origines)

Et si je vous parlais de la suite et fin de la saga littéraire de Victor Dixen, Phobos ? Il faut dire qu’après mon engouement pour les deux premiers tomes (ici et ), il me tardait de connaître le sort réservé aux pionniers de Mars ! Sans oublier le tome 0 à lire absolument avant le tome 3, selon l’auteur lui-même. Du coup, je vous offre mon avis condensé pour chaque livre. C’est parti !

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Phobos – Origines

Un roman centré sur le passé des pionniers et comment ils ont été sélectionnés pour participer à Genesis, j’allais prendre ça comme un simple bonus. C’est ce que je pensais encore, après avoir lu la première nouvelle centrée sur Mozart (que j’ai trouvée décevante). Pourtant, au fil de ma lecture, je me suis retrouvé de nouveau happé par ce que raconte Victor Dixen. Mieux : je me suis attaché à certains personnages que je trouvais sans saveur (Samson et Tao) ou détestables (Alexeï). Quant à Kenji, ce mec est encore un mystère pour moi !

Les rebondissements ne se font pas attendre (c’est mal connaître l’auteur, sinon). Le schéma narratif du bouquin est le même que pour ses prédécesseurs, et c’est un vrai régal de passer du point de vue des caméras à celui du pionnier hors caméra. Et sans le savoir, on découvre des événements qui influeront sur la suite des événements dans les volets suivants. La révélation sur Marcus m’a d’ailleurs pris de court, encore une fois.

En résumé, Orirgines un très bon tome de transition.

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Phobos 3

Ou comment la débandade arrive d’un seul coup… Si je devais résumer grossièrement ce tome, ce serait de la manière suivante :

  • Le premier tiers est haletant ;
  • Les deux-cents pages suivantes brassent de l’air ;
  • Le dernier tiers redonne de l’intérêt à l’histoire, jusqu’à la révélation finale qui nous fait comprendre que le début du roman n’a servi à rien.

On sent ici que Victor Dixen a écrit des centaines de pages, parce qu’il fallait qu’il ponde absolument un nouveau bouquin. De ce fait, l’histoire traîne en longueur, tandis que de nouveaux événements incongrus viennent noircir le tableau. C’est très bien de vouloir parler de la manipulation des politiques et des médias, mais dans une saga comme Phobos, c’était plus que dispensable. Sans parler de l’ascension irréaliste au pouvoir de Serena McBee et celle d’Alexeï, qui se transforme en descendant de Staline (comme le surnomme Mozart). Quant aux pionniers (mis à part Léonor), ils perdent tout ce qui faisait leur charme durant les deux premiers tomes.

Pour ce qui est de la fameuse révélation finale dont je vous parlais précédemment, elle tombe comme un cheveu dans la soupe. Dans le même temps, elle offre une belle sortie à l’un de ses personnages phares. L’identité du vrai kamikaze, quant à elle, m’a laissé littéralement sur le cul ! Enfin, j’ai été content de voir qu’Harmonie était davantage mise en avant, et je reste aussi sous le charme de l’insolent Andrew.

Un avant-dernier volet en demi-teinte, qui aurait pu être bien plus court.

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Phobos 4

On y arrive enfin : la fin de la saga Phobos ! À la hauteur des attentes, après la semi-déception du troisième roman ? Non seulement le niveau remonte, mais la franchise littéraire aborde la thématique des réseaux sociaux de manière intéressante. Bien entendu, la conclusion reste la même : s’exposer à travers eux constitue un réel danger pour soi-même et pour ses proches, mais c’est toujours bon à prendre (surtout dans un roman de littérature jeunesse).

Si le changement de point de vue m’a choqué au début (le fait qu’on parle de Léonor à la troisième personne est étrange) et que la partie sur Kirsten est niaise, j’ai finalement retrouvé ce qui m’avait fait tomber sous le charme de Phobos. J’ai eu alors envie de découvrir les secrets cachés de certaines pionnières, dont ceux de Léonor (pourquoi elle a été abandonnée et les origines de la Salamandre). J’ai également aimé les autres intrigues (le Cupido, la maladie de Kelly et le procès). Mais je n’ai toujours pas compris l’intérêt de l’épisode au Japon (même s’il amènera à la conclusion finale).

Par contre, on en parle de la fin expéditive ? Là encore, Victor Dixen donne l’impression d’avoir voulu meubler son roman coûte que coûte. Ce qui me fait donc dire qu’il aurait mieux valu regrouper les deux derniers tomes en un seul. Mais ce n’est pas la seule déception pour moi :

  • Serena qui réapparaît comme par enchantement (paie ta crédibilité) ;
  • Les révélations sur Léonor qui sont balayées d’un revers de main ;
  • Andrew et Harmony qui passent au second plan.

Bref, il était temps que la saga ait sa conclusion, aussi inachevée soit-elle. Et puis, quand j’y repense, elle a beaucoup d’incohérences.

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Et vous, que pensez-vous de la conclusion finale de Phobos ? Restez-vous sur votre faim ou êtes-vous satisfaits ? N’hésitez pas à partager vos impressions en me laissant un commentaire !

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