
Bonjour tout le monde ! J’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, je vous retrouve pour parler de ma dernière lecture en date, Lever de Soleil sur la Moisson (Sunrise on the Reaping en VO) de l’autrice Suzanne Collins. Il s’agit du cinquième tome de la saga Hunger Games, qui fait suite au spin-off La Ballade du Serpent et de l’Oiseau chanteur paru en 2020. Si ce dernier était centré sur la jeunesse du président Snow, Sunrise on the Reaping, lui, se focalise sur celle de Haymitch (le mentor de Katniss et Peeta). Un roman prometteur sur le papier, mais quelque peu décevant en réalité.
Non pas que je me suis ennuyé durant ma lecture, mais plusieurs choses m’ont gêné. Déjà, j’ai l’impression que Suzanne Collins a fait le tour des jeux et du district 12. On y a eu droit dans la trilogie originale (logique), ainsi que dans le premier spin off. Cependant, dans celui-ci, il y avait une certaine originalité, dans le sens où l’auteure était parvenue à développer encore plus l’univers qu’elle avait elle-même créé. Il y avait d’ailleurs également beaucoup de fan service, mais ça restait cohérent par rapport aux tomes précédents. C’est de nouveau le cas dans Sunrise on the Reaping et en soi, ce n’est pas gênant. Personnellement, j’ai bien aimé en apprendre plus sur les parents de Katniss et ceux de Peeta. Néanmoins, ça entraîne des incohérences par rapport au reste de la saga, incohérences dont je parle plus bas.
Au sujet de l’intrigue en elle-même, je ne me suis pas senti assez concerné par les péripéties, notamment par ce qui arrivait aux différents personnages. D’ailleurs, il y en a trop selon moi. Bon, en même temps, ce sont les 50e Hunger Games, donc les deuxièmes Jeux de l’Expiation (où ils ne sont plus 24, mais 48 enfants tirés au sort). Le fait est que soit on ne s’attache pas à eux, soit on n’a pas vraiment le temps de justement s’y attacher (vu qu’ils disparaissent rapidement de l’histoire). Au final, je retiens surtout celui de Maysilee dont la personnalité m’a beaucoup plu. Et comme le roman ne fait que 400 et quelques pages, ça n’aide pas au bon développement de l’intrigue. Bref, l’histoire semble être déjà vue.
Pour en revenir aux incohérences, elles concernent, d’une part, les liens entre certains personnages et, d’autre part, leur âge. Dans le premier cas, on apprend qu’Haymitch était très proche du père défunt de Katniss. Sauf qu’à aucun moment ce n’est mentionné dans la trilogie originale (ou alors, je ne m’en souviens pas du tout). Dans le second, durant ma lecture, j’ai cru comprendre que certains personnages étaient en réalité plus vieux qu’Haymitch. En effet, Lever de Soleil sur la Moisson réintroduit des protagonistes bien connus des fans de Hunger Games : Wiress, Beetee, Plutarch, Madge et même Effie. Donc, des adultes par rapport à Haymitch (sauf peut-être Effie, et encore). Or, dans les films, hormis Madge qui est bien plus vieille, tous ont plus ou moins le même âge qu’Haymitch (Effie est même plus jeune que lui). Pour le coup, je ne comprends pas comment ça n’a pas effleuré l’esprit de Suzanne Collins lorsqu’elle écrivait son roman. Car ces deux détails font vraiment tache par rapport aux autres Hunger Games.
Enfin, le personnage d’Haymitch, bien qu’attachant, m’a paru incohérent dans son évolution psychologique. Qu’il soit de nature rebelle, soit. Mais le fait qu’il veuille détruire le Capitole du « jour au lendemain », je trouve que ça sonne faux. Encore une fois, le roman ne fait que 400 et quelques pages. Là où la haine de Katniss envers Snow et le Capitole était plus compréhensible, vu que son histoire est développée sur trois romans. Ce qu’il aurait fallu faire pour Haymitch, à mon avis. Malgré tout, j’ai aimé son histoire d’amour avec Lenore Dove. Comme j’ai eu un pincement au cœur à ce qui lui arrive à la fin (malgré qu’elle fût prévisible).
Pour conclure, ce dernier tome de Hunger Games est une semi-déception pour moi. À voir ce que donne le futur film (la bande-annonce donne d’ailleurs très envie, de même que le casting cinq étoiles). Peut-être que ça me fera plus apprécier l’histoire d’Haymitch ?