
Après Jamais Plus, je vous parle de la nouvelle adaptation de Colleen Hoover sur grand écran, Reminders of Him (je n’ai toujours pas vu Regretting You). L’histoire est celle de Kenna, une femme sortie de prison qui retourne chez elle dans l’espoir de rencontrer enfin sa fille. Sur son chemin, elle rencontre Ledger qui va l’aider à atteindre son objectif. Non pas sans difficulté, cependant. Alors, le film réalisé par Vanessa Caswill vaut-il le coup d’œil ?
Réponse : oui. Surtout si, d’une, vous aimez les romances au cinéma et si, de deux, vous adorez ce que propose Colleen Hoover. Me concernant, je suis le cœur de cible dans les deux cas, donc je ne pouvais qu’aimer. Alors, certes, ce long-métrage est loin d’être parfait. Par exemple, on n’échappe aux sempiternels clip shows qui ponctuent ce genre cinématographique. Clip shows qui alourdissent clairement l’ensemble, selon moi (notamment celui où l’héroïne s’enfuit sous la pluie pour aller prendre une douche bien chaude chez elle — plus cliché, tu meurs !). De même que la réalisation est beaucoup convenue dans l’ensemble, malgré deux très bonnes idées :
- Le plan séquence dans le premier acte, qui fait monter la tension chez le public, tant la scène est bien écrite, filmée, montée et interprétée ;
- L’effet de flou durant une scène clé du film, qui nous fait immédiatement ressentir le sentiment de désorientation et de détresse de la protagoniste.
De plus, on regarde une adaptation de Colleen Hoover avec ses passages sortis complètement sortis de nulle part (souvent pour combler une faiblesse d’écriture). Ici, je pense au début du film où, pour inciter le personnage principal à emménager dans son taudis, la propriétaire lui offre un chaton en échange de trois semaines d’électricité gratuites. Étant un grand amoureux des chats, j’aurais accepté sans hésiter (tout en sachant que je me faisais bien entuber). Et puis, le chaton est tellement mignon que j’aurais forcément craqué. Bref, je soupçonne fortement l’autrice du bouquin d’aimer autant les petits fauves que moi.
En outre, c’est prévisible du début à la fin (mis à part le fameux twist qu’Hoover aime bien inclure dans ses livres, histoire de chambouler encore plus son lectorat). On sait que ça va bien se terminer et que tout le monde vivra heureux comme si de rien n’était (ou presque). Sauf que ça ne m’a pas dérangé du tout, dans ce cas-ci. En effet, Kenna (l’héroïne) s’en prend plein la figure et on n’a qu’une seule envie : qu’elle puisse enfin retrouver sa fille qui lui a été arrachée à la naissance. Et qu’elle finisse avec le beau et attentionné Ledger, accessoirement.
Par ailleurs, on croit vraiment au couple formé par Maika Monroe (Kenna) et Tyriq Withers (Ledger) à l’écran. Et selon moi, la première livre une performance belle et touchante. Elle parvient ainsi à rendre son personnage très attachant. Et le fait qu’on découvre des pans de son passé, notamment par le biais de ses lettres pour son amour défunt, renforce notre attachement envers elle. A contrario, Lauren Graham et Bradley Whitford sont coincés malgré eux dans leur rôle d’« antagonistes », du coup ça se ressent dans leur jeu d’acteur.
Enfin, la bande originale est sympathique, sans plus. Mais quand j’ai entendu les premières notes de The Night We Met de Lord Huron, j’ai cru que j’allais me mettre à pleurer. Voilà, c’était pour la petite anecdote personnelle.
Pour résumer, Reminders of Him est un drame romantique touchant malgré ses perfections. Et son actrice principale nous aide beaucoup à l’apprécier à sa juste valeur.