[DOSSIER] Beyoncé, ce phénomène !

Beyoncé… Je crois qu’un seul article ne suffirait pas à la résumer. Je ne suis même pas sûr qu’un biopic suffirait même à résumer sa carrière, tant il y aurait des milliers de choses à dire sur elle. Je suis le premier à être agacé par sa surmédiatisation et par ses fans aveugles (il y en a dans toutes les fanbases, vous me direz). Pourtant, dès qu’on parle de la femme de Jay-Z, tout est immédiatement extrapolé.

Que ce soit son dernier album en date, son dernier clip tourné discrètement au Louvre, la naissance de ses jumeaux ou sa participation au remake du Roi Lion, Beyoncé sait faire parler d’elle. En bien, notamment. Les médias lui cirent les bottes à la moindre occasion et le grand public est bouche bée. Pourtant, le ras-le-bol semble progressivement pointer le bout de son nez, comme si la machine commençait à être (légèrement) rouillée, à force d’être huilée par les membres de son équipe. Il faut dire aussi que rien n’est plus spontané chez elle, là où d’autres pop stars de son rang osent davantage l’« authenticité » (on se comprend).

Pourtant, on ne peut pas nier que Beyoncé sait comment préserver sa réputation en or. C’est l’une des rares superstars à avoir une image aussi policée et aussi contrôlée. C’est aussi celle qui a fait devenir à la mode les sorties surprises d’albums. En effet, personne n’avait vu venir son album éponyme en 2013, encore moins les deux suivants respectivement en 2016 et en juin dernier (même si on est désormais habitué avec elle). Et même si ses ventes sont devenues décroissantes au fil des années (crise du disque oblige), elle est toujours aussi populaire. Quitte à détrôner Michael Jackson ? On ne va pas non plus aller jusque-là !

Beaucoup voient en Beyoncé une avant-gardiste, une pop star qui innove sans cesse. On lui attribue ainsi le concept du visual album, alors que d’autres l’ont fait avant elle (Daft Punk avec Discovery, en 2001). Et d’autres le font à l’heure actuelle, mais de manière « anonyme » (comme Tove Lo pour Lady Wood). On oublie aussi que sans Madonna, Michael Jackson, Whitney Houston et Mariah Carey, Beyoncé ne serait peut-être pas Beyoncé. Oui, elle chante bien. Oui, elle a une mise en scène du tonnerre. Oui, elle danse bien. Mais d’autres ont eu (et ont toujours, pour certaines) ce(s) talent(s) avant elle.

Peut-être que pour certains, Beyoncé n’est qu’une arnaque, un produit (de luxe) de plus qui sera périmé avant que l’on puisse crier gare. Pour d’autres, elle est encore partie pour durer et aura le statut de légende intemporelle d’ici quelques années (si ce n’est pas déjà le cas). Aux États-Unis, c’est une légende pour sûr (et quelque part, ça se comprend). Elle s’est d’ailleurs approprié le féminisme afro-américain depuis Lemonade, et a enfoncé le clou avec Everything is Love. Pour moi, ce n’est qu’un énième mensonge médiatique éhonté (cela dit, ce n’est pas la seule star à être aussi hypocrite, quand il s’agit de « faire dans le social »). C’est comme quand elle et son mari clament haut et fort que les ventes sur Spotify leur passent au-dessus… C’est d’ailleurs pour ça que leur joint album est disponible sur toutes les plateformes de streaming.

Beyoncé n’a cependant pas toujours été au top (des charts). Son deuxième album enregistré en deux semaines seulement, B’Day, s’était fait descendre par la critique et les fans, avant un revival soudain grâce à Irreplaceable. En 2011, son pourtant excellent album 4 n’a pas séduit les foules, alors que c’est justement à partir de ce moment-là qu’elle a commencé à jouer avec les médias. Tous ses singles ne sont pas non plus des succès (bien que certains d’entre eux auraient dû faire plus de bruit, selon moi). Donc non, Beyoncé ne transforme pas tout ce qu’elle touche en or. En revanche, elle joue dans des stades à guichets fermés et arrive toujours à faire parler d’elle, quoi qu’on en dise. Et je dois reconnaître aussi que, en dépit de mon amertume pour le personnage, j’ai de l’admiration pour la chanteuse.

Je conclurai ce billet avec une courte sélection musicale, qui traduit ce pourquoi je n’arrive pas totalement à détester Beyoncé (même si je crie partout que je ne la supporte pas !). Et puis, cet article remplace celui que j’aurais voulu écrire sur Everything is Love (dont je ne parlerai finalement pas ici, par flemme et par manque d’inspiration).

Bonne écoute !

(D’ailleurs, j’ai fait l’impasse sur les Destiny’s Child ! Mais pour me rattraper, je vous propose également une mini-sélection de mes titres favoris de Beyoncé et ses choristes, Kelly et Michelle !)

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