[CINÉMA] Mulan

Fa Mulan est une jeune fille espiègle et un peu garçon manqué, qui se cherche néanmoins. Alors qu’elle est censée devenir la future mariée par excellence, Mulan sait pourtant qu’elle n’est pas née pour ça. Et le jour où son père, amputé d’une jambe, est enrôlé par l’armée chinoise pour combattre les Huns, elle décide de prendre sa place pour le sauver d’une mort certaine. Mais très vite, la jeune femme réalise qu’il n’est pas forcément évident d’endosser le rôle d’un homme, avec les manières et les habitudes à prendre, et surtout de prouver au monde de ce dont elle est vraiment capable…

Un film d’animation bon sur le fond, avec des thèmes plutôt inhabituels pour un Disney, à savoir le sexisme et le travestissement. On pourrait même jusqu’à dire que le film traite dans une moindre mesure de l’homosexualité (mais bon, il faudrait faire une analyse poussée pour affirmer cela, suivi d’un débat pour discuter de la chose, ce que vous n’aurez pas avec moi).

En exceptant le côté adulte, on retrouve chez Mulan tout ce qui fait plus ou moins un bon Disney : l’héroïne maladroite, mais attachante, le beau gosse un tantinet niais, mais tout de même doté d’une conscience (ici, le capitaine de l’armée), les troubadours de service cons, mais tellement rigolos, le méchant de service qui n’aspire qu’au pouvoir et surtout, le salopard détestable en tout point à cause de sa manière de voir les choses (ici, un sexiste qui estime que la Femme ne peut être l’égale de l’Homme). Mais la plus grande qualité qu’on puisse trouver à Mulan, c’est justement ce même statut de la Femme dépeint de différentes manières.

En effet, les réalisateurs s’amusent, de façon plus ou moins anodine, à se moquer des machos purs et durs, à travers des dialogues mordants et des chansons qui en rajoutent (Une Belle Fille à Aimer). Sans oublier certains gags qui nous poussent à nous moquer davantage. Et cette fille qui ose faire la différence.

Côté animation, il n’y a rien à dire du côté des décors (à certains moments, on dirait même des tableaux), mais on repassera les personnages. Certes, je veux bien croire qu’on est en Chine, mais bon… Mais j’avoue qu’en même temps, sans ces dessins, Mulan ne serait pas. N’empêche que ça reste moche. Et ce qui m’énerve chez les studios Disney, c’est cette agaçante manie d’éluder certains moments. Je sais que c’est avant tout un film pour gosses, mais autant expliquer un minimum ce qui se passe par moments.

Vous l’avez compris : ce dessin animé vaut surtout le coup d’œil pour son regard critique porté sur la société. Et pour ses quelques scènes hilarantes.

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