[CINÉMA] L’arnacœur

Alex est un briseur de couple professionnel, dont le but consiste à briser les couples, dont les femmes sont malheureuses sans se l’avouer. Durant toute sa carrière, il n’a jamais raté un seul coup. Mais quand un père lui demande d’empêcher le mariage de sa fille qui a lieu dans une dizaine de jours, Alex va avoir affaire à l’une de ses missions les plus périlleuses. Surtout que sa victime est très coriace…

Lorsqu’un « débutant » (rappelons qu’il est déjà l’auteur de la sitcom Fais pas ci, fais pas ça) tente de réinventer la comédie romantique française, en panne depuis toujours, ça donne L’arnacœur, soit un film frais, presque américanisé sur les bords, et à l’humour vraiment drôle, très loin de celui du film français pour beaufs habituel. Alors même si le premier film de Pascal Chaumeil a quelques défauts dont il aurait pu, à la limite, se passer, il n’en reste pas moins un petit bijou dans le cinéma français, un petit bijou inattendu qui nous a autant fait chavirer que LOL.

L’introduction est déjà une bonne mise en bouche pour la suite, avec des gags simplets, mais très efficaces. Le reste, lui, n’est qu’un pur régale, malgré le court passage assez chiant (celui de la première rencontre de Duris/Paradis), qui a bien failli gâcher tout le reste. Et qui a également fait passer Vanessa Paradis pour une grande amatrice. Heureusement, une fois son personnage définitivement installé dans l’intrigue, on se plait à apprécier sa performance, bonne une fois de plus. Cependant, elle ne surpasse pas Romain Duris, qui se révèle excellent du début à la fin. Bon, il ne mérite pas non plus un César pour ce rôle, mais il prouve encore une fois qu’il peut vraiment tout interpréter. Les rôles secondaires (Julie Ferrier et François Damiens) sont également de très bons atouts comiques, avec notamment quelques scènes qui pourraient très vite devenir cultes.

Ensuite, si l’histoire est banale, elle tient néanmoins la route grâce à un scénario qui multiplie à chaque fois les rebondissements, plus inventifs au fur et à mesure que les minutes défilent. Certains plans sont également bien léchés, et se permettent même de puiser leur influence dans le cinéma américain des années cinquante (la scène dans la voiture, ou encore celle sur le balcon).

Malgré tous ces points positifs, il y a, comme je le disais plus haut, quelques défauts, qui tiennent surtout aux intrigues secondaires. Ces dernières (le passé de Juliette, Alex qui doit de l’argent à des malfrats) bénéficient d’une fin, hélas, bâclée. Dommage, car ça apportait au film un intérêt en plus au départ.

En résumé, L’arnacœur est mon coup de cœur personnel de ce printemps 2010, et surpasse de loin les dernières grosses sorties américaines. À noter, au passage, un remake très réussi de la scène de danse de Dirty Dancing.

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