[CINÉMA] Fifty Shades Freed

C’est très étonnant ce que je vais vous dire, mais… j’ai apprécié Cinquante Nuances Plus Claires. En dépit des problèmes de discipline qu’il y a eu dans la salle de cinéma, mais je vous en parlerai à la fin ! Il est clairement supérieur au deuxième volet (ce qui n’était pas bien compliqué en soi). J’ai d’ailleurs le même ressenti concernant les tomes 2 et 3 : je n’avais pas aimé le premier et le second m’avait davantage plu. Et Fifty Shades Freed (le film) m’a surpris dans le sens positif du terme, et ce, sur plusieurs aspects !

Bon, oui, le montage est toujours calamiteux : on a des scènes qui se suivent sans logique scénaristique aucune. Certaines répliques m’ont fait beaucoup rire et j’avais souvent envie de dire à cette chère Dakota Johnson de varier ses expressions faciales : son air niais « bouche ouverte », ça va bien cinq minutes, hein ! Cela dit, elle ne semble plus se mordiller la lèvre, et c’est très bien comme ça ! Quelques autres ridicules moments viennent ponctuer le film. Du Fifty Shades à l’état pur, en somme !

Là où mon avis sera davantage positif, c’est dans l’idée que le réalisateur James Foley n’a pas refait les mêmes erreurs que dans Fifty Shades Darker. Ce dernier abusait effectivement des clip shows à outrance et, si j’avais adoré sa bande originale, c’était pénible de voir le film crier « MTV ! » à tout-va ! Ici, la bande-originale est toujours présente, mais elle m’a moins dérangé cette fois ! Et puis, j’ai beaucoup aimé (ré)entendre les chansons de Liam Payne & Rita Ora, d’Hailee Steinfeld & Bloodpop, de Bishop Briggs et de Jessie J. On prend même le plaisir de redécouvrir Love Me Like You Do d’Ellie Goulding à la fin du film, lors d’une séquence « Twilight » assez kitch et mignonne.

Le scénario tient à peu près la route (si on exclut le montage) : il y a de la romance, du « sexe » (on ne va pas se mentir là-dessus), du drame et… de l’action ! Oui, Cinquante Nuances Plus Claires parvient plutôt bien à installer et à conclure l’intrigue Jack Hyde. J’ai même été happé par le dernier acte et par les sentiments de peur et d’angoisse d’Anastasia.

Quant à la réalisation de manière générale, je la trouve bien mieux que dans le deuxième. J’avais beaucoup aimé celle du premier film, et là, j’avais l’impression de regarder un « vrai » film. Certes, le côté « téléfilm » ressort encore par moments, mais la photographie est plus travaillée, de même que la mise en scène des scènes de sexe (qui sont plus intéressantes à regarder, pour le coup – après, on est d’accord qu’il y a plus émoustillant). Les personnages secondaires ont plus de temps de présence à l’écran, et cela permet donc d’équilibrer l’ensemble.

Enfin, j’ai apprécié l’évolution des deux personnages principaux. Anastasia se rebelle enfin – dans le premier volet, elle ne laissait déjà pas faire, tandis que dans le deuxième, c’était tout l’inverse et ça en devenait énervant à force. Bon, elle est toujours aussi cruche, mais Dakota Johnson reste un bon choix et renforce la personnalité « forte » d’Ana. Christian aussi évolue bien, et je suis bien content que sa femme la remette en place à un moment donné (ceux qui ont lu le livre savent, je laisse la surprise aux autres).

Pour conclure, j’ai apprécié Fifty Shades Freed, et ce, à ma grande surprise ! Je précise que je l’ai vu en VF, donc ça m’a aidé en ce sens. Oui, oui ! J’avais bien aimé Fifty Shades of Grey au cinéma dans sa version française, et je l’ai détesté en VO… Cherchez la logique ! Mais si la VF peut m’aider à assumer mon « amour » pour cette saga, j’ai envie de dire : pourquoi pas !

***

Je conclurai cet article avec une note personnelle !…

Note de l’auteur : Je tiens à remercier le personnel du cinéma stéphanois Le Camion Rouge, car ils ont été très professionnels sur ce coup-là. J’en profite également pour pousser un coup de gueule : celles et ceux qui paient une place de cinéma pour aller foutre le bordel dans la salle, sachez que le cinéma est un lieu de loisirs public, ce qui signifie que chacun doit être respectueux de l’autre. Le cinéma est un lieu de partage et de découverte, dont le but est d’échanger avec d’autres spectateurs et/ou cinéphiles aguerris. Mais l’insolence n’est pas prête de prendre la porte, malheureusement… À bons entendeurs !

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