[CINÉMA] Exam

Huit candidats se présentent à un examen, pour un poste haut placé dans une grande entreprise. Ils ont quatre-vingts minutes pour répondre à une question posée au dos de leur copie. Le problème, c’est qu’il n’y en a pas. Tous vont devoir alors s’entraider, ou même mentir pour gagner…

Exam est exactement le genre de films qui fait triturer vos ménages pendant une heure et demie, alors que les réponses se trouvent en réalité sous nos yeux, sans que l’on s’en aperçoive vraiment une seule seconde. Le genre de films que j’adore, personnellement. Exam ne m’a donc absolument pas déçu de ce côté-là. Ça n’empêche pour autant que l’ensemble soit un peu trop tiré par les cheveux par moments.

Déjà, on pourrait reprocher au film de ne pas trop se concentrer sur ses personnages, sauf White, peut-être le seul à avoir droit à un véritable semblant de psychologie. Luke Mably rend tout à fait crédible ce connard imbu de sa personne, bourré de préjugés (c’est lui qui donne aux autres personnages leurs surnoms) et surtout prêt à tout pour gagner la compétition (quitte à commettre le pire). Mais on découvrira par la suite que d’autres sont tout autant capables de cruauté, même si pour certains, on n’y croit pas vraiment (surtout pour Black, alors que le film est un peu censé dénoncer le fanatisme religieux). En ce qui concerne Brown (Jimi Mistry est très bon dans son rôle), on aura droit à une scène presque à la limite du soutenable. Je ne vous en dis pas plus.

Côté histoire, Exam en tire tout le potentiel, notamment grâce à cette fameuse question à trouver. On enchaîne rebondissement sur rebondissement, parfois inattendus, parfois prévisibles, ce qui fait que le rythme est très soutenu. Problème : Exam souffre du syndrome LOSTien. C’est-à-dire que souvent, des révélations (celles qui concernent les personnages, surtout), pour le moins incompréhensibles, tombent comme un cheveu dans la soupe. Ce qui nuit assez à la compréhension globale du film (qui est déjà un véritable casse-tête à résoudre). Comme si le réalisateur/scénariste ne savait pas toujours où il allait.

En gros, Exam évite et tombe dans les pièges du genre. Car malgré son sujet bateau, autant le métrage arrive à en tirer quelque chose de bon, autant il se complaît très vite dans une complexité qui n’était pas indispensable pour le coup. On reste tout de même captivés, c’est déjà ça.

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