[CINÉMA] Bride and Prejudice

Jaya et Lalita sont les deux filles aînées de Mme Bakshi. La première est promise à Mr Balraj, la seconde ne se mariera que lorsqu’elle aura trouvé l’homme de sa vie. En attendant, sa mère désespère, et fait tout pour trouver un mari aimant à sa fille. Celle-ci rencontre un jour William Darcy, le meilleur ami de Balraj. Il pourrait être son âme-sœur, s’il n’était pas américain et plein de préjugés sur l’Inde et ses habitants…

Ce film aurait vraiment pu être bien… s’il ne jouait pas autant sur le second degré. Car lorsque c’est comme ça, ça passe… ou ça casse ! Et dans mon cas, ça casse, tant le ridicule l’emporte souvent sur l’autodérision.

Le mélange inattendu Hollywood/Bollywood avait pourtant l’air d’être très alléchant. Le film ose même se moquer des États-Unis, et de leurs habitants très ignorants pour la plupart, et vante en même temps l’Inde et sa culture. Sauf que finalement, Bride and Prejudice ne montre pas assez l’Inde telle qu’elle est vraiment, et s’en tient juste à sa beauté extérieure. Hypocrisie, vous avez dit ?

Ensuite, sous prétexte que Coup de Foudre à Bollywood est un film à moitié bollywoodien, on privilégie la bande originale et la mise en scène au détriment du scénario. Car plus banal, tu meurs ! En même temps, ce n’est pas comme si, dès les cinq premières minutes, on ne connaissait pas la fin… Mais en plus d’être hyper prévisible, l’histoire enchaîne les incohérences, ainsi que les séquences vraiment kitchs. Encore une fois, tout cela (les séquences en question) fait partie du second degré du film, mais comme je l’ai dit plus haut, ça peut avoir du bon comme ça peut avoir du mauvais. Et pour le coup, on repassera.

Les acteurs sont tous vides pour la plupart, surtout les deux vedettes principales, Aishwarya Rai (heureusement qu’elle est belle, parce que sinon…) et Martin Henderson. Alors que les rôles secondaires, comme celui de la mère, s’en sortent un peu mieux. Parce que, finalement, tous ne sont plus ou moins que de vulgaires clichés, fruits de l’imagination d’une réalisatrice qui devait être à la ramasse lorsqu’elle a tourné son film.

Les chansons ne sont pas trop mal dans l’ensemble. Même si parfois, l’alliance R’N’B/musique indienne n’est pas forcément le bienvenu. Après, on aime, ou on n’aime pas. La mise en scène est également assez incongrue.

Un navet à oublier de toute urgence.

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