[ALBUM] Britney Spears, Femme Fatale

Britney Spears - Femme Fatale (2011)

J’attendais, comme beaucoup de monde, ce nouvel album avec impatience. J’avais pourtant très peur, au départ. Car Hold It Against Me ne m’avait guère convaincu, et les différents extraits de l’album non plus. Puis, il y a eu le titre ke$haesque Till the World End, qui m’a redonné de l’espoir. Puis, l’album Femme Fatale est sorti…

Et depuis, j’en raffole ! Cela dit, je voulais attendre un peu avant d’écrire ma critique, car il s’agit de Britney Spears, et elle est capable du meilleur comme du « pire ». Je me souviens d’avoir raffolé de Circus à sa sortie, avant de m’en lasser rapidement. Mais, pour tout vous dire, je ne ressens pas avec Femme Fatale ce que je ressentais à l’époque avec Circus. Si ce dernier était clairement fait pour reconquérir le grand public, Femme Fatale revient à ce que Britney a toujours su faire de mieux : une lignée de tubes bien produits et faits pour danser.

Beaucoup le comparent à Blackout. S’il est vrai que, dans les deux albums, la production est assez brute, Femme Fatale est tout de même plus joyeux et plus festif. Mais pas meilleur pour autant. Or, il se place facilement parmi mes albums préférés de Britney, après In The Zone et Blackout. Alors oui, il ne révolutionne pas le monde de la pop et, à vrai dire, on ne s’attendait pas à une grosse révolution de la part de Godney. Mais plus j’écoute Femme Fatale, plus je ne peux pas m’en passer !

Le gros point fort de cet opus, c’est qu’il est cohérent jusqu’au bout… à peu de choses près. Car si j’avais adoré Till the World Ends au début, je zappe ce titre maintenant. Pourquoi ? Parce qu’il est aux antipodes de ce qu’est le reste de l’album. C’est vraiment la chanson juste faite pour cartonner. Elle est, d’ailleurs, ce qu’est Cannibal de Ke$ha dans l’EP du même nom : le vilain petit canard qui n’a rien à faire là (ou le calme avant la tempête).

Puis vient Hold It Against Me, et là, on peut dire que l’album démarre vraiment. Et moi qui avait beaucoup de mal à aimer cette chanson, elle fait à présent partie de mes préférées. Le pont est le point culminant du titre, les couplets sont excellents et le refrain final en jette. Alors après, il y a mieux parmi les titres qui suivent, selon moi, mais c’est, en tout cas, une bonne entrée en matière.

À partir d’Inside Out, tout s’enchaîne dangereusement. Et c’est très prenant, à vrai dire. On a affaire à dix nouveaux singles potentiels. Mais on sent que certaines pistes sont plus taillées pour les États-Unis, comme : (Drop Dead) Beautiful (pour le featuring avec Sabi) et The Big Fat Bass (qui aurait même pu figurer dans le dernier album des Black Eyed Peas, à cause de l’instrumental « bordélique »). Tandis que d’autres visent l’Europe, comme Trip to your Heart (la chanson de l’album que je préfère, belle et planante, soit un parfait mélange de Trouble de Brit’ et Get Together de Madonna), I Wanna Go (peut-être une de celles que j’aime le moins, le titre étant assez long à démarrer, même s’il est très bon) et Criminal (une « ballade », superbe au passage, qui fait beaucoup penser à Miles Away de Madonna… en beaucoup mieux).

Il y a également Gasoline, soit le mariage insoupçonné de Perfect Lover et Lace & Leather. Le titre est également beaucoup plus travaillé que ces deux derniers, au niveau de la production et, comme pour Hold It Against Me, le pont est vraiment LE moment de la chanson. How I Roll n’est pas à épargner non plus et on va juste dire que, parce que c’est produit par Bloodshy & Avant, c’est excellent (ils ont d’ailleurs aussi fait Trip to your Heart sur l’album). En fait, l’alliance Bloody & Avant/Britney Spears est forcément égale à une bombe atomique dans le monde de la pop. Inside Out est un peu la chanson girly de l’album, le moment « mélancolique » qu’on n’attendait pas forcément. Encore une fois, ce titre ne fait pas partie de mes favoris, ce qui ne lui enlève pas pour autant sa qualité. Je suis seulement déçu par Seal it with a Kiss, qui s’apparente à une mauvaise face B de Ke$ha, à mes yeux. Mais c’est moins mauvais que Till The World Ends, cela dit.

En lisant ma (longue) critique du dernier Britney Spears, vous aurez compris que ce Femme Fatale ne me déçoit pas. Je n’emploie pas le passé composé, car mon ressenti n’est pas forcément définitif. En tout cas, Britney a frappé fort encore une fois et, bien qu’on attende toujours que la promo commence, je ne serais pas étonné d’un beau carton mondial (au moins durant les premières semaines). Go Britney!

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