[ALBUM] Ariana Grande, Sweetener

Après ma critique dithyrambique de Liberation de Christina Aguilera, il est temps de vous donner mon avis sur un album qui fait actuellement un gros carton : Sweetener d’Ariana Grande. Cinq ans de carrière (déjà !) et quatrième album au compteur, Ariana a-t-elle finalement réussi son coup ? Pas sûr !

Difficile de faire la transition après l’excellent Dangerous Woman ! Cette troisième galette était remplie de tubes et confirmait qu’Ariana Grande avait encore de longues années devant elle. Quand elle a sorti No Tears Left To Cry et God is a Woman plus tôt dans l’année, il me semblait évident qu’elle continuerait dans sa lancée. Pourtant, c’est avec un opus aux fortes influences R’N’B made in 2000, produit en majeure partie par Pharrell Williams, qu’elle fait son comeback musical. Les suédois Ilya et Max Martin sont également de la partie.


Une bonne chose ? Pas tout à fait. Disons qu’il m’a bien fallu plusieurs écoutes pour adhérer à l’ensemble de ce projet. Certes, la jeune Grande évolue et se réinvente, mais pourquoi avoir fait appel à Pharrell ? Pour ma part, j’ai l’impression d’entendre un album enregistré il y a dix ans et sorti en retard. L’inspiration, quant à elle, s’est fait la malle, puisque la plupart des titres se ressemblent…

Certains morceaux sortent quand même du lot comme :

  • Raindrops (An Angel Cried) : une introduction a capella divaesque, portée par la belle voix d’Ariana ;
  • The Light is Coming (feat. Nicki Minaj) : le duo Grande/Minaj fait toujours autant de merveille, grâce à ce rythme urbain parfait pour les soirées estivales ;
  • E.M : une petite douceur entêtante de ce genre, ça fait du bien de temps en temps ;
  • God is a Woman : je ne vous présente plus cette chanson, dont le succès ne pouvait être qu’évident ;
  • Everytime : j’aime bien l’ambiance R’N’B/dance de ce titre, qui détonne par rapport aux autres pistes de l’album (les singles mis à part) ;
  • Breathin’ : un tube imparable dès la première écoute, et on comprend pourquoi en voyant le nom d’Ilya en tant que producteur ; pour ma part, il s’agit de ma chanson préférée de Sweetener ;
  • No Tears Left To Cry : on revient aux hits à la Dangerous Woman avec ce up-tempo aussi efficace visuellement que dans sa production ;
  • Goodnight n Go : pour moi, cette chanson est parfaitement représentative de ce que fait Ariana Grande depuis ses débuts : mignon, rose bonbon et aérien.

Je note néanmoins deux déceptions :

  • Borderline (feat. Missy Elliot) : j’en attendais bien plus de ce featuring, avec l’une des rappeuses américaines les plus emblématiques de ces vingt dernières années, qu’un simple filler (aussi sympathique soit-il) ;
  • Pete Davidson : c’est le titre de ce quatrième album qui ne sert à rien — coupé en plein milieu, on ne sait pas pourquoi — et rajouté à la dernière minute, selon moi.

Un quatrième opus en demi-teinte, qui sera facilement oubliable dans la discographie d’Ariana Grande (malgré les singles qui en sont extraits).

En bonus : voici les chansons The Night is Coming et Breathin’, ainsi que la performance de God is a Woman aux MTV Video Music Awards !



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