[CINÉMA] Dalida

« La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi. » Le film de Lisa Azuelos se conclue sur ces mots empreints de mélancolie et de désespoir pour Iolanda Gigliotti, la femme qui se cachait derrière Dalida. Lisa Azuelos signe ainsi un retour en grâce en tant que réalisatrice, en nous proposant un biopic à la fois fort et sensible.

Dalida m’a surtout marqué grâce à son actrice principale, Sveva Alviti. Rarement j’ai vu une actrice aussi belle, aussi lumineuse et aussi charismatique à l’écran. Elle n’incarne pas seulement la célèbre chanteuse : elle est Dalida dès la première seconde, tant elle est d’une justesse ahurissante dans son jeu ! On aime, rit et pleure ainsi avec elle à chaque instant ! Et si le reste du casting – notamment Jean-Paul Rouve, Riccardo Scarmarcio et Nicolas Duvauchelle – est très bien, c’est Sveva Alviti dont on se souviendra avant tout.

Lisa Azuelos effectue un excellent travail dans le scénario, dans la photographie et dans le montage. En effet, son long-métrage alterne entre le présent et le passé durant sa première partie, avant d’adopter un schéma scénaristique plus classique/linéaire durant sa seconde partie. Ces deux procédés s’imbriquent très bien, car on a un « ensemble » de la carrière de Dalida qui s’avère être compréhensible (en dépit de certaines scènes qui m’ont laissé dans le flou). Le montage vient ajouter une forte puissance émotionnelle au film, et ce via le répertoire de Dalida qui illustre les temps forts de sa vie. Enfin, un grand soin a été apporté à l’image (ce qui renforce par ailleurs la photogénie de l’actrice principale).

Enfin – c’est un parti pris qui n’a pas plu à tout le monde –, j’ai aimé l’idée que Lisa Azuelos se focalise plus sur la femme que sur l’artiste. Alors, le film n’est parfois pas subtil à ce niveau-là, certes, mais ça le rend d’autant plus touchant et humain dans son écriture. Certains passages sont cependant « trop » forcés au niveau de la dramaturgie de l’histoire.

Pour conclure, Lisa Azuelos signe là un bel hommage à Dalida et offre à sa nouvelle muse un rôle qui aura marqué indéniablement les esprits en 2017.

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Je vous invite également à écouter (si le cœur vous en dit) mon avis « à chaud » (et décousu !) sur le film :

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