[CINÉMA] Ciné Express #9

Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui, je vous parle des films suivants : Feed de Tommy Bertelsen, Baby Driver d’Egdar Wright et A Cure for Wellness de Gore Verbinski.

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Feed

En regardant Feed, je m’attendais à un teen movie banal. Certes, il est classique dans son scénario (qui nous montre la chute aux enfers d’Olivia, qui devient progressivement anorexique), mais il est assez original dans sa mise en scène ! Et c’est pour moi la véritable surprise du film réalisé et mis en scène par Tommy Bertelsen.

Traiter de l’anorexie, qui est un sujet délicat, sur grand écran n’est pas chose aisée. On risque à tout moment de tomber dans la pâle caricature et/ou de s’ennuyer. Feed aborde le sujet un peu différemment, puisque le personnage principal va garder en elle la culpabilité de l’accident qui a coûté la vie à son frère jumeau Matt (joué par Tom Felton), et donc s’imaginer qu’il lui en veut à mort (sans mauvais jeu de mots). Et c’est très bien ainsi, parce qu’on glisse inexorablement vers la folie comme Olivia. Le long-métrage de Tommy Bertelsen est donc agréable à regarder grâce à son visuel et à son visuel. La bande originale, elle, vient combler nos oreilles.

Concernant les acteurs, je retiens surtout Troian Bellisario (qui a aussi écrit le scénario du film). En effet, c’est elle qui porte le film à bout de bras, et elle s’en sort très bien pour ce faire. Certes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser un peu à son rôle de Spencer Hastings dans Pretty Little Liars, mais elle parvient tout de même à construire quelque chose de fort autour du personnage d’Olivia. Pour ce qui est de Tom Felton, j’ai l’impression qu’il joue toujours le Némésis de service depuis la fin de la saga Harry Potter. J’avoue ne pas suivre sa carrière en détails, or je ne l’ai pas trouvé transcendant ici (malgré le côté « psychopathe » du personnage).

En tout cas, Feed s’est avéré être pour moi une bonne surprise, qui confirme par ailleurs le(s) talent(s) de Troian Bellisario.

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Baby Driver

Ça fait trois qu’on nous vend un long-métrage comme étant « celui de l’année 2017 » : La La Land, Grave et Baby Driver. J’ai apprécié les trois – ma préférence va à La La Land –, mais je trouve qu’on en a fait tout un pataquès à chaque fois. Et le film d’Egdar Wright ne déroge pas à la règle, selon moi.

Je l’admets : Baby Driver est culotté au niveau de sa mise en scène. On sent l’Amour d’Edgar Wright pour la Musique en général, puisque les grands classiques musicaux s’enchaînent à vitesse folle deux heures durant. On a même droit à des mix sur cassettes audio, qui sont du tonnerre ! Je pense même que, si tout le film avait été « muet » et uniquement construit via cette mise en scène chorégraphiée (avec une histoire qui tient debout, bien entendu), je l’aurais beaucoup plus apprécié. Surtout que le réalisateur utilise certaines chansons (genre Never, Never Gonna Give You Up de Barry White) pour instaurer de l’ironie à son intrigue. Donc, pour moi, le film se résume surtout à sa bande originale, qui compose et construit le long-métrage d’Edgar Wright de A à Z.

Le reste n’est pas bien folichon, cependant. Le fond est (malheureusement) trop classique et cliché. Edgar Wright nous offre ainsi une histoire hollywoodienne bien sous tous rapports, avec les personnages qui vont avec. Tandis que Kevin Spacey et Jamie Foxx livrent des prestations attendues (mais efficaces), Lily James pétille de grâce et de légèreté dans le rôle du « love interest » du héros. En revanche, l’acteur principal (Ansel Elgort) n’est pas assez charismatique pour s’imposer dans un tel film. Peut-être est-ce dû au protagoniste qu’il incarne, qui manque cruellement d’épaisseur ? Pour en revenir à l’histoire et à son scénario, c’est attendu et le dernier acte part dans tous les sens, avant de nous offrir un happy-end d’une facilité déconcertante.

Bref, vous l’aurez compris : Baby Driver n’est pas la grosse claque que j’attendais et, sans sa bande originale, il ne ferait pas long feu.

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A Cure for Wellness

Gore Verbinski a encore frappé… et en bien ! A Cure for Wellness est certainement l’un des films les plus décriés (et sous-estimés) de cette année 2017, tant le réalisateur de The Ring ne va jamais là où on l’attend. Me concernant, je l’ai suivi et ne le regrette pas !

Certes, A Cure for Wellness s’inspire fortement de Shutter Island de Martin Scorsese, les points communs entre les deux œuvres cinématographiques étant assez flagrants. Je m’attendais même au même twist final (à peu de choses près). Mais plus le scénario de Justin Haythe se déroulait, plus mes certitudes étaient remises en cause. Le plan final du film m’a d’ailleurs laissé bouche bée. Déjà que je trouve le concept complètement fou, je vous laisse imaginer mon état à la fin ! Néanmoins, le scénario assez maladroit et trop « littéraire » dans ce qu’il veut nous montrer, les incohérences (involontaires ?) étant dispatchées tout du long. Ceci étant dit, c’est le seul point faible que je pourrais trouver au dernier long-métrage de Gore Verbinski.

Car je trouve le reste du film très bon dans son ensemble. Y compris la photographie, qui est pourtant moins marquée que dans The Ring (par exemple). Le réalisateur joue ainsi avec les plans de caméra, les couleurs et les genres qui régissent le Septième Art. Il y a même un focus intéressant et révélateur sur l’eau, qui devient par ailleurs le personnage central de l’intrigue. A Cure For Wellness m’a également réconcilié avec son acteur principal, qui est Dane DeHaan. Sa performance m’a ainsi démontré qu’il savait construire quelque chose d’intéressant quand on lui donnait un vrai rôle. Je retiens également la jeune et douce Mia Goth, qui s’avère être une belle révélation sur grand écran, ainsi que Jason Isaacs qui incarne parfaitement le Némésis de l’histoire.

Donc, une fois encore, Gore Verbinski frappe fort !

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