[CINÉMA] Ciné Express #8

Bonjour à toutes et à tous ! On se retrouve aujourd’hui pour parler cinéma avec : RAID Dingue de Dany Boon, Dunkirk de Christopher Nolan et The Circle de James Ponsoldt !

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RAID Dingue

Quand je regarde un film de et avec Dany Boon, je ne m’attends à rien, si ce n’est d’être surpris. Rien à Déclarer et Supercondriaque se laissaient regarder, tout comme c’est le cas pour RAID Dingue. Sauf que le réalisateur emploie ici la même formule, dans un contexte différent malgré tout.

Commençons par le côté technique du film, puisque je n’aurai pas grand-chose à dire à ce sujet. Dany Boon ne prend ainsi aucun risque, en termes de mise en scène et de photographie, afin de livrer au grand public un produit estampillé TF1. Résultat : même les scènes d’action sont nanardesques. Pour ce qui est du scénario, il est à la fois attendu et lourd dans son propos (on veut dénoncer la misogynie, mais on pousse l’humour lourdingue à fond). On se retrouve donc avec une comédie populaire comme il en sort chaque année.

Concernant le casting, il y a « à boire et à manger ». Si Dany Boon est fidèle à lui-même, sans que cela dérange, Alice Pol en fait clairement beaucoup trop. Paradoxalement, on s’attache à son personnage de femme cruche et casse-cou, qui n’est pas mal écrit par ailleurs. Mais voilà, on sent qu’elle n’est pas à sa place ici et ce rôle ne rend pas justice à son talent d’actrice (selon moi). Les autres acteurs sont corrects dans l’ensemble. Seul Yvan Attal ne m’a pas convaincu, bien qu’il joue un méchant burlesque (mais caricatural).

Un film à regarder un dimanche après-midi, lorsque le temps est pluvieux. Et encore, il y a sûrement mieux à faire.

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Dunkirk

Je trouve qu’on n’a pas beaucoup parlé du dernier film de Christopher Nolan avant sa sortie, et tant mieux ! Je ne me suis même pas renseigner à son sujet, j’y suis donc allé sans attente particulière ! Ce qui fait que j’ai bien aimé Dunkerque (ou Dunkirk en VO) !

Côté technique, le film est un sans-faute du début à la fin. Je le trouve visuellement très beau, de même que les scènes de bombardement sont toutes réussites. À noter que Christopher Nolan n’a jamais eu recours à l’utilisation du fond vert pour celles-ci ! La tension procurée par les scènes en question fait qu’on s’immerge dans l’action aux côtés des personnages, puisqu’on vit la guerre de leur point de vue. La musique d’Hans Zimmer vient finir d’accentuer cela, avec beaucoup de panache je dois dire ! Enfin, la direction d’acteurs est impeccable, y compris pour Harry Styles. Le jeune Fionn Whitehead, lui,  a particulièrement du charisme pour son jeune âge.

Le gros souci dans Dunkerque, pour moi, est son scénario et, donc, ses personnages « sans saveur ». C’est-à-dire que, même si la guerre fait rage, je regardais la plupart des protagonistes mourir avec une indifférence certaine. Pour m’attacher à eux, j’ai besoin de savoir qui ils sont, d’où ils viennent et quelle est leur histoire. Et là, sans ces informations cruciales (à mon sens), je n’ai pas eu de l’empathie pour eux. Concernant le scénario en lui-même, si l’idée d’imbriquer trois parties distinctes (en jouant avec l’espace et le temps) est bien trouvée, je le trouve cousu de fil blanc et trop américain dans son dénouement. En revanche, le film ne bavarde pas inutilement (d’où l’absence (bienvenue) des dialogues durant la majeure partie du temps).

Dunkirk de Christopher Nolan est donc une bonne surprise inattendue pour ma part ! Et pour un film de guerre, c’est plutôt bien !

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The Circle

Le film a été descendu en long, en large et en travers. Il est vrai que j’avais des craintes de mon côté, même si j’avais très envie de le voir. Alors, certes, The Circle de James Ponsoldt n’est pas dépourvu de défauts, mais je l’ai trouvé convainquant et effrayant dans son propos.

Même s’il met en scène une société « utopique », The Circle nous montre néanmoins une réalité qui n’est pas si éloignée de la nôtre. C’est à la fois une critique de la société voyeuriste actuelle (et, intrinsèquement, de notre besoin d’être aimé/admiré par le monde entier) et du faux côté familial du monde de l’entreprise (avec son côté sectaire et le burnout qui en découle souvent). Le scénario est assez immersif par ailleurs, bien que simpliste et maladroit dans sa forme : on est « dans » la tête de Mae (l’héroïne), or on a du mal à comprendre sa logique (elle dit blanc dans une scène, puis noir dans la suivante, et ainsi de suite). La fin m’a choqué dans ce sens, par ailleurs.

Au niveau de la réalisation, je ne la trouve pas marquante en soi. Il est vrai qu’elle est très aseptisée au niveau de l’image et des couleurs, et c’est peut-être voulu dans un sens. Concernant les acteurs, c’est surtout Emma Watson qui vole la vedette à ses collègues (hormis Tom Hanks, qui incarne bien cette version imaginaire de Steve Jobs à l’écran). Bon, elle est fidèle à elle-même, mais je lui trouve un charisme certain (surtout quand elle est sur scène, face à tous les employés de The Circle). Le reste du casting s’en sort à peu près, même si leurs personnages respectifs ne sont pas assez travaillés.

En conclusion, si on peut effectivement reprocher des choses à The Circle de James Ponsoldt (notamment son twist final « léger »), il n’a pas tort dans ses arguments selon moi. J’irais même jusqu’à dire qu’il est important de diffuser ce long-métrage dans les écoles, afin de montrer aux jeunes les dangers provoqués par le web 2.0.

Un film de ce genre qui donne matière à réfléchir, ça fait du bien !

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