[DOSSIER] The Twilight Saga – Rétrospective (1)

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui, je reviens avec un dossier cinéma centré sur la saga Twilight. Je vous en avais déjà fait un sur les bandes originales, que vous pouvez retrouver ici. Cela faisait un moment que je me tâtais pour vous faire part de mon avis sur cette franchise, qui fut tant décriée par les uns et par les autres… Et voilà que je me lance enfin ! Par ailleurs, j’en ai profité pour revoir les films en juin dernier, afin que mon avis sur les longs-métrages soit en accord avec ce que j’en pense aujourd’hui.

Ce premier dossier sera consacré à mon avis sur les livres et sur les films qui composent la franchise créée par Stephenie Meyer et Summit Entertainment. Dans un autre billet à venir, je parlerai davantage de ce qui a entouré la saga vampirique à sa sortie au cinéma.

Disclaimer : Il s’agit là de mon avis personnel sur Twilight. Je ne chercherai donc pas à vous prouver que j’ai tort ou raison. Si vous souhaitez me faire part de vos avis dans les commentaires, soyez juste polis et courtois. 😉

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Les livres

J’avais lu les romans de Stephenie Meyer après avoir vu le premier volet au cinéma. Celui-ci ne m’avait pas tellement plu à l’époque, mais j’avais tout de même envie de connaître la suite de l’histoire d’amour impossible entre Bella et Edward. Si la qualité d’écriture de l’auteure était très discutable à l’époque (pour ne pas dire médiocre), et que l’histoire en elle-même était ridicule – disons-le franchement –, je me suis plu à suivre toutes les intrigues qui découlaient de cet univers que Stephenie Meyer a su inventer de toutes pièces. Je trouve néanmoins dommage que le triangle amoureux ait été beaucoup plus mis en avant que le reste, bien que je me sois amusé à être de la « Team Jacob » (comme c’était la mode risible à l’époque). Au final, je pense que ça a contribué à renforcer mon amour pour les films.

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Les films

Voici mon avis bref pour chacun des longs-métrages : Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation (1ère Partie) et Révélation (2ème Partie). Je vous parlerai surtout des opus en eux-mêmes et de leurs aspects techniques (la question du jeu d’acteur sera abordée dans la partie suivante).

Twilight / Fascination

Avec le recul, le premier volet est l’un de mes favoris de la saga. En effet, Catherine Hardwicke a su retranscrire à merveille le désir amoureux/sexuel naissant de Bella à travers sa caméra. Elle nous donne également envie de croire à la romance impossible entre Bella et Edward, Kristen Stewart et Robert Pattinson formant un beau duo palpable et visible. La réalisatrice de Thirteen a, en outre, son propre style visuel qui est esthétique et reconnaissable entre mille, et qui fonctionne très bien pour un film du genre de Twilight. Enfin, la mise en scène est souvent peu subtile, mais Catherine Hardwicke parvient à jouer avec elle de la première à la dernière minute de son œuvre.

New Moon / Tentation

Au contraire de Catherine Harwicke, Chris Weitz échoue sur de nombreux aspects. C’est ainsi que New Moon se prend tellement au sérieux dans son propos qu’il en devient ridicule, caricaturale et involontairement drôle. Les échanges entre Bella et Edward sont alors dignes du pire nanar romantique qui puisse exister. Quant à Bella, celle-ci nous insupporte par son comportement de gamine pourrie gâtée (alors qu’on est censé se prendre de compassion pour elle, vu ce qu’elle traverse). Visuellement parlant, à part quelques séquences marquantes (cf. la séquence où les loups poursuivent Victoria), je trouve qu’il n’y a rien à sauver. En revanche, j’apprécie le « couple » que forment Kristen Stewart et Taylor Lautner, de même que la scène chez les Volturi en Italie. J’avais adoré et défendu ce deuxième volet à sa sortie, mais mon « nouveau » visionnage a été pénible en fin de compte.

Eclipse / Hésitation

Recruté pour réaliser le troisième chapitre centré sur les hésitations de Bella, David Slade parvient à rattraper la majorité des erreurs commises par son prédécesseur. Il travaille ainsi sa réalisation, des couleurs aux plans de caméra rapprochés sur les personnages, en passant par la mise en scène qui rappelle les films de vampires (l’hémoglobine en moins, bien entendu). Il incorpore mêmement à son œuvre un second degré ironique bienvenu, là où Chris Weitz n’a pris aucun recul par rapport au livre qu’il a adapté sur grand écran. Enfin, il parvient à mettre en doute toutes les certitudes de son héroïne, à travers des interrogations bateaux (mais légitimes) : « Que faire de ma vie ? », en gros. Quelques longueurs sont à noter, cependant.

Breaking Dawn (Part 1) / Révélation (1ère Partie)

Beaucoup le considèrent comme le volet le plus lent de la saga. Dans un sens, je leur donne raison, puisque la partie centrée sur le mariage et sur la lune de miel n’a pas beaucoup d’intérêt (pour ne pas dire aucun). Breaking Dawn (Part 1) devient surtout intéressant dès que Bella tombe enceinte. J’ai trouvé cette intrigue du film très prenante et pleine de suspense, en devenant stressante durant les vingt dernières minutes. À côté de ça, Bill Condon va faire des efforts (louables) pour s’attacher au point de vue de Bella (ses angoisses en tant que future épouse/mère/vampire) et pour mettre en avant ses autres héroïnes. Et à la manière de son collègue David Slade, il incorporera du second degré à son propos (cf. la partie d’échecs rêvée/fantasmée de Bella vs. ses vaines tentatives de faire céder Edward à ses pulsions sexuels).

Breaking Dawn (Part 2) / Révélation (2ème Partie)

Voici le chapitre final de Twilight, également réalisé par Bill Condon et considéré par beaucoup comme le meilleur opus de la saga. Si on excepte un premier acte mollasson et des effets spéciaux parfois mauvais, Breaking Dawn (Part 2) délaisse enfin la romance pour s’axer sur l’action (qui est donc l’affrontement final entre les Cullen et les Volturi). Bella n’est plus une jeune lycéenne niaise et fragile, et devient alors une femme forte qui s’affirme face à son cher et tendre. On ne s’ennuie pas une seconde et, même si la bataille n’en est finalement pas une, on sent bien que le réalisateur s’est beaucoup amusé à la mettre en scène.

Conclusion : des films trop fidèles aux supports de base ?

Pour moi, la principale faiblesse de la saga Twilight est la suivante : les films sont tellement fidèles aux livres que j’avais ainsi l’impression de relire ceux-ci (à part pour le premier volet). En d’autres termes, j’avais détesté Edward et Bella dans les romans, j’ai donc trouvé leurs scènes communes ennuyeuses (qui sont moins accablantes que dans les bouquins, cela dit). Alors que j’avais aimé le duo Bella/Jacob, que j’ai d’ailleurs apprécié de revoir une nouvelle fois à l’écran. En revanche, celles et ceux qui n’aimaient déjà pas les livres n’apprécieront donc certainement pas leurs adaptations cinématographiques. Par conséquent, Twilight cible un public bien précis, ce qui justifie plus ou moins les mauvaises critiques que les films ont reçu à l’époque (et reçoivent encore).

Note additionnelle : J’ai beaucoup entendu dire que les réalisateurs – Catherine Hardwicke et David Slade – n’avaient pas forcément eu droit au dernier mot sur Twilight. Ce qui a d’ailleurs donné lieu à des tensions entre eux et la production. On ne peut donc clairement pas les blâmer pour les défauts des films en question.

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Les acteurs

Ce fut l’une des grosses polémiques qui entoura Twilight : son casting. On a d’ailleurs dit des acteurs qu’ils étaient les pires de tous les temps, notamment le trio principal (Robert Pattinson, Taylor Lautner et Kristen Stewart).

Taylor Lautner et le casting secondaire

Pour parler rapidement de Taylor Lautner, il est bien dommage qu’il soit retombé dans l’anonymat car, malgré le statut de « toy boy » qu’on a bien voulu lui coller à la peau, je lui trouve un vrai talent d’acteur. La psychologie du personnage de Jacob l’a, en effet, aidé à transmettre beaucoup d’émotions face à la caméra. J’espère donc qu’il saura rebondir un jour ou l’autre.

Pour ce qui est des acteurs secondaires, je retiendrai surtout :

  • Ashley Greene (Alice Cullen);
  • Billy Burke (Charlie Swan) ;
  • Nikki Reed (Rosalie Hale) ;
  • Jackson Rathbone (Jasper Cullen) ;
  • Elizabeth Reaser (Esmée Cullen) ;
  • Anna Kendrick (Jessica) ;
  • Michael Sheen (Aro) ;
  • Dakota Fanning (Jane).

Dans l’ensemble, tous font le job en jouant les rôles qu’on leur a attribués, ni plus, ni moins.

Robert Pattinson

Robert Pattinson est celui qui a eu le plus d’exposition à l’époque, puisqu’il a pu jouer dans d’autres « grosses » productions comme De L’eau pour les Éléphants. J’aime cet acteur et ses choix de rôles récents (The Lost City of Z, Life, The Rover). Dans Fascination, il est bien servi par le personnage d’Edward, ce qui lui permet ainsi de charmer le public (la direction d’acteurs de Catherine Hardwicke aidant beaucoup). Or, à partir de Tentation, il va se retrouver « piégé » dans son rôle et n’aura rien derrière pour livrer une prestation correcte. Son jeu d’acteur est donc souvent monolithique, et ce n’est clairement pas de sa faute. Je suis d’ailleurs content qu’il ait su montrer au fil du temps qu’il n’était pas « que » Edward Cullen.

Kristen Stewart

Kristen Stewart est celle qui a pris le plus cher durant Twilight. On l’a comparée sans cesse à Emma Watson et à Jennifer Lawrence (toutes deux déjà très populaires auprès du grand public et auprès des critiques), elle n’avait donc rien à priori pour rattraper le coup. Sauf qu’elle avait déjà un large éventail de rôles dans des productions indépendantes, donc un CV bien garni pour son jeune âge. Je ne me suis ainsi pas arrêté au seul rôle de Bella Swan, et heureusement !

Dans le premier Twilight, je dois admettre qu’elle incarne très bien son personnage (car Catherine Hardwicke a su la diriger avec aisance). Dans les épisodes suivants, elle a plus de mal et fait ce qu’elle peut, car elle aussi est « enfermée » dans son rôle. Mais je dirais qu’elle s’en sort mieux que son ex-partenaire, car Bella est plus intéressante en dehors de son histoire d’amour avec Edward. Pour conclure à son sujet, je vous dirai la même chose que pour Robert Pattinson : elle s’en sort admirablement bien et prouve qu’elle est une bonne actrice désormais.

Si je devais résumer cette sous-partie, ce serait avec cette phrase : « Kristen Stewart est Bella Swan, mais Bella Swan n’est pas Kristen Stewart. »

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La bande originale

Les chansons et les morceaux instrumentaux sont l’un des autres arguments majeurs qui me font apprécier Twilight. Je ne m’étalerai pas davantage là-dessus, mon dossier dédié au sujet étant déjà bien fourni de ce côté-là.

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Conclusion : Twilight, le pire étron cinématographique de tous les temps ?

Honnêtement, je ne trouve pas que cette saga soit mauvaise sur grand écran. Pour résumer en quelques points :

  • je maintiens mon avis comme quoi le deuxième volet est mauvais dans son ensemble ;
  • Catherine Hardwicke, David Slade et Bill Condon ont fait avec ce qu’ils avaient sous la main, en se débrouillant cependant pour rendre le propos de base plus appréciable qu’il ne l’était sur papier ;
  • le casting fait juste ce qu’il faut : ils ont conscience de jouer des « personnages de bouquins », clichés qui plus est, et ce serait une grossière erreur de les résumer à ça uniquement ;
  • les films offrent également, selon moi, un second degré ironique qui me fait désormais percevoir ce récit autrement.

De plus, j’ai vu cent fois pire que Twilight en termes de cinématographie (avant et après). D’autres me diront certainement le contraire, et ils en ont le droit. En revanche, s’il y avait eu une véritable volonté de réécriture de la part de Melissa Rosenberg (la scénariste), l’histoire globale aurait pu être beaucoup plus intéressante. Mais soit !

En résumé : Twilight, c’est Twilight. Et puis, c’est tout.

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Fab!en

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