[MINI-SÉRIE T.V.] Big Little Lies

Ma dernière découverte en termes de série T.V. est Big Little Lies, écrite par David E. Kelley et réalisée par Jean-Marc Vallée. J’ai beaucoup entendu parler de celle-ci et tous les avis sont unanimes : Big Little Lies est une réussite télévisuelle totale, avec un casting féminin talentueux. Je risque de ne pas être original, mais j’ai adoré Big Little Lies du début à la fin !

En sachant que Jean-Marc Vallée était derrière la caméra et qu’il allait diriger Shailene Woodley durant sept épisodes, il fallait que je regarde cette série. J’ai adoré The Young VictoriaWild et Demolition du premier, je suis la carrière de la seconde de près depuis la saga Divergente. Bien sûr, les présences de Nicole Kidman, de Laura Dern, de Zoë Kravitz et de Reese Witherspoon étaient également des arguments de taille. L’ensemble partait donc très bien selon moi. Après avoir visionné la série, je savais que j’avais des choses très positives à dire à son propos.

Premièrement, Big Little Lies est une œuvre qui met en avant ses différentes héroïnes de toutes les plus belles manières possibles. La mise en scène et la photographie viendront les sublimer physiquement, malgré les cicatrices intérieures/extérieures que chacune porte en elle. L’écriture et le jeu d’acteur nous les feront apprécier telles qu’elles nous apparaissent dès le premier épisode. Si on éprouvera plus facilement de l’empathie pour les personnages de Nicole Kidman et de Shailene Woodley, on sera enjoué aux côtés de celui de Reese Witherspoon et agacé par celui de Laura Dern. Zoë Kravitz est finalement l’« intruse » de la bande, même si elle jouera un rôle essentiel dans l’intrigue principale mise en place.

En tout cas, pour moi, la véritable surprise de Big Little Lies est Nicole Kidman. La violence conjugale que subit Celeste Wright est montrée de manière « nouvelle », notamment à travers le déni dont elle fait preuve face à sa thérapeute et la difficulté d’accepter que son mari est violent avec elle. Cet arc-là de la série m’a beaucoup touché, car c’est la première fois que je vois une telle histoire être scénarisée et mise en scène de cette manière. Je dis donc bravo à Jean-Marc Vallée et à David E. Kelley pour avoir su aborder le thème de la violence conjugale avec justesse et émotion.

Le casting masculin n’est pas en reste. Car si Big Little Lies est une série où les femmes sont mises en avant, elle fait aussi la part belle à ses acteurs : Alexander Skarsgård, Adam Scott, James Tupper et Jeffrey Nordling. J’ai surtout été séduit par la performance d’Adam Scott, qui incarne un mari très aimant envers sa femme, mais dont on lit la vulnérabilité à travers son regard. Là encore, ça fait du bien de voir des protagonistes masculins avec une écriture mettant au premier plan leurs faiblesses. Au contraire, le personnage d’Alexander Skarsgård est très ambigu dans sa manière d’être et d’agir avec son épouse, puis on en vient finalement à le détester à cause de ce qu’il fait.

En outre, Big Little Lies ne vaut pas le coup d’œil que pour sa réalisation et son écriture, de même que pour son casting cinq étoiles. Elle mérite également mes louanges pour son intrigue policière. La série a d’ailleurs un côté « Desperate Housewives » très prononcé (cf. les habitants de Monterey qui propagent des rumeurs sur les héros). En tout cas, l’identité du meurtrier, celle de la victime et celle du violeur sont progressivement bien amenées, même si la série se concentrera sur les vies de ses héroïnes les trois quarts du temps. Bien sûr, toutes les intrigues secondaires vont se rejoindre lors de l’épisode final, qui nous prendra alors à contrepied. D’accord, je me doutais de qui allait mourir. Pour le meurtrier, je pense que c’était également prévisible. Ce qui m’a le plus scotché, en revanche, est l’identité du violeur. Mais quand j’y repense, il n’y avait « que » cette réponse de plausible. En effet, si on regarde bien, à aucun moment Jane (Shailene Woodley) et X ne se croisent durant les six premiers épisodes. Bref, je vous laisserai découvrir tout cela par vous-mêmes !

Vous l’aurez compris : je suis tombé fol amoureux de Big Little Lies. C’est une série prenante, touchante, dure à regarder par moments, magistralement interprétée et élégamment écrite. C’est aussi une série qui arrive à faire du neuf avec du vieux, en jouant finement avec les codes classiques du soap opera. Enfin, je soulignerai une fois encore la photographie, qui démontre que Jean-Marc Vallée fait partie de ces rares « réalisateurs à femmes », qui savent embellir ces dernières à l’écran comme il se doit.

Voilà, j’espère vous avoir convaincus de jeter un œil au chef d’œuvre télévisuel qu’est Big Little Lies. Si ce n’est pas le cas, je vous encourage quand même à la regarder !

Retrouvez mes notes pour chaque épisode :

  • 01 Somebody’s Dead : 8/10
  • 02 Serious Mothering : 8/10
  • 03 Living the Dream : 7,5/10
  • 04 Push Comes to Shove : 8,5/10
  • 05 Once Bitten : 9/10
  • 06 Burning Love : 9,5/10
  • 07 You Get What You Need : 10/10

MOYENNE GÉNÉRALE DE LA SAISON : 8,5/10

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