[SÉRIE T.V.] Westworld (Saison 1)

Après le guilty pleasure Divorce, me voici en train de vous parler de Westworld. La chaîne HBO nous a vendus cette nouvelle série comme le nouveau Game of Thrones. Pour ma part, je ne connais cette dernière que de nom, alors difficile de les comparer. Néanmoins, je pense que la production l’a dit dans le sens où ce serait leur nouvelle poule aux œufs d’or, vu le gros carton de la première. Et quand on regarde les dix premiers épisodes de Westworld, on sent venir un succès aussi immense sur la longévité !

Car Westworld est une œuvre télévisuelle audacieuse et prenante, tout en étant inattendue dans son genre. Surtout quand on regarde les premiers épisodes. En effet, si la qualité est au rendez-vous dès le départ, les choses se mettent lentement en place. Un mal pour un bien, dirais-je. Car la série pourrait tout déballer du premier coup, comme un blockbuster hollywoodien qui n’aurait d’aspiration que d’en mettre plein la vue. Or Westworld a choisi de suivre le chemin de son ancêtre LOST : une mythologie qu’elle développe progressivement, en se faisant rejoindre parfaitement deux univers parallèles pourtant opposés dans leurs genres.

D’un côté, on se régale des intrigues façon western, où il est question de sauver une damoiselle en détresse ou d’arrêter un hors-la-loi (en échange d’une récompense, comme à la grande époque). De l’autre, on se pose de nombreuses questions quant au devenir des « hôtes », lorsque ces derniers sont manipulés par les ingénieurs du parc. Parce que, oui, le point commun entre ces deux aspects est que Westworld donne son nom à un parc, dont le principe est simple : permettre à l’Homme de réaliser ses fantasmes les plus fous, y compris les pires. Et on va le dire carrément : les « visiteurs » s’adonnent à la tuerie et au viol, dans les cas les plus extrêmes.

C’est d’ailleurs l’un des aspects de Westworld que je trouve le plus intéressant : l’être humain dans ses heures les plus sombres. Cet endroit, c’est un peu l’occasion pour chacun d’être ce qu’il ne peut être en société. C’est l’occasion pour tous de se lâcher, sans être constamment jugés. Et c’est valable également dans les coulisses, puisque les membres du personnel se donnent un malin plaisir à « dominer » ces robots, qui sont apparemment dépourvus d’âme. Mais voilà, la mise à jour des « rêveries » va changer la donne… Pour le meilleur et pour le pire ! Sans vous spoiler, je peux vous dire que, suite à ça, les rebondissements s’enchaînent et nous scotchent sur notre siège, tant ils sont inattendus. Jusqu’à l’ultime scène du season finale, qui vient finir cette excellente première saison en apothéose.

Ce qui fait aussi la force de la série créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, c’est sa palette riche de personnages forts en complexité, interprétés par des acteurs qui méritent bien leur place ici. Pourtant, on part de protagonistes clichés (du côté des « hôtes »), puisqu’ils jouent chacun un rôle précis dans ce parc : la jeune femme innocente (Evan Rachel Wood), le héros brave au passé trouble (James Marsden), la prostituée au caractère bien trempé (Thandie Newton), l’homme hors-la-loi dangereux (Rodrigo Santoro) et j’en passe. Mais ces derniers vont être amenés à « devoir » évoluer et à se remettre en question. Concernant le personnel de Westworld, certains personnages sont également intéressants, leurs psychologies respectives étant bien fouillées (notamment Anthony Hopkins, Jeffrey Wright, Jimmi Simpson et Ed Harris).

Pour conclure, Westworld est l’une de mes plus belles trouvailles dans le monde sériel depuis un bon moment ! Voire même depuis toujours ? En passant, je vous parlais de LOST, car c’est cette dernière qui se rapproche le plus de la série de Nolan/Joy. Et les deux sont produites par J.J. Abrams. Néanmoins, je pense que Westworld sera plus cohérente à l’avenir dans son propos que LOST qui, elle, se gardait de tout nous révéler durant sa première année et qui, à cause de ça, finirait par s’égarer par la suite. On pense mêmement à Ex-Machina et à The Village quand on regarde Westworld, et ce, via les thèmes abordés. Là encore, je ne vous en dirai pas plus.

À voir la deuxième saison en 2018, or c’est bien parti pour le moment !

Retrouvez ci-dessous mes notes sur dix pour chaque épisode :

  • 01 The Original : 7/10
  • 02 Chestnut : 7,5/10
  • 03 The Stray : 8/10
  • 04 Dissonance Theory : 7/10
  • 05 Contrapasso : 7,5/10
  • 06 The Adversary : 8,5/10
  • 07 Trompe l’Oeil : 9/10
  • 08 Trace Decay : 8,5/10
  • 09 The Well-Tempered Clavier : 9,5/10
  • 10 The Bicameral Mind : 10/10

MOYENNE DE LA SAISON : 8/10

6 commentaires

  1. C’est sensé être un parc d’attraction du coup forcément que les gens peuvent être tt ce qu’ils ne sont pas en société, c’est ça aussi le truc cool, on voit que les gens sont totalement WTF en vrai lol

  2. Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu écris ! Ca a été un de mes coups de coeurs favoris de l’année 2016. Une vraie pépite je dirais. Retrouver Anthony Hopkins dans une série prédisait déjà un peu ce qu’elle allait etre. J’ai particulièrement aime le fait que l’histoire était inattendue, on ne se dit pas forcément : « j’étais sûre qu’il allait se passer ça » à part s’ils nous ont laissé les indices pour. Les rôles sont très bien tenus par des acteurs talentueux. On se laisse facilement immerger dans l’histoire. J’espère que la série saura tirer son plein potentiel sans se perdre et la faire durer trop longtemps.

    1. Je t’avoue que je n’ai pas regardé cette série pour Hopkins, même si ce dernier est excellent tout comme les autres.
      C’est clair que c’est en aucune cas une série prévisible, même si elle distille quelques indices tout du long, pour nous mettre sur la voie. Et j’espère comme toi que la série ne se perdra à la manière de LOST, qui avait bien commencé pour se fine tièdement.

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