[ALBUMS] Critiques Express #9

Bonjour à toutes et à tous ! Le blog revient avec ses mini-critiques et cette édition est un peu spéciale. En effet, comme vous le savez, je suis amené à travailler avec des agences de communication, pour défendre les artistes qu’ils promeuvent (selon mes affinités musicales, bien entendu). Cette fois-ci, ce sont les artistes eux-mêmes qui sont venus à moi, ainsi qu’une autre agence. Et parce que j’ai aimé leurs travaux respectifs et qu’ils méritent d’être davantage connus, j’ai décidé de vous en parler ici.

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Littoral, Faune / Mauvais Sang

Le premier groupe dont je vais vous parler est québécois et s’appelle Littoral. Un nom qui fait d’emblée penser aux bords de mer et au doux climat qu’inspire l’océan profond. Eh bien, quand j’ai écouté leurs deux EP, Faune et Mauvais Sang, j’ai eu l’impression de revenir quelques années en arrière, lorsque je passais mes vacances estivales à la mer. Estival. Je crois que c’est un autre adjectif qui peut être associé à cette bande de gars-là. Leur musique est ainsi reposante, voire même dépaysante en cette saison automnale trop grise et fraîche.

Sur l’EP Faune, je retiens surtout la quatrième piste, Orlando, dont les accords nerveux de guitare me font voyager de l’autre côté de l’Atlantique. Dans la même veine, il y a l’entraînant Seize et, dans un style plus posé, Brèche.

Sur Mauvais Sang, la musique est plus sanguine, plus rock. Avec des sonorités FM, comme sur Orlando. Pour moi, le titre qui sort du lot est Espaces, avec cette influence venant indirectement des Rolling Stones.

Enfin, on sent que des artistes et groupes comme Radiohead et Louis-Jean Cormier les ont fortement inspirés pour composer leurs mélodies et écrire leurs chansons. Et la voix du chanteur Antoine, accompagnée de ses collègues sur certaines chansons, leur ajoute ce plus indéniable.

Pour moi, Littoral est à écouter durant les longues soirées d’hiver et/ou les nuits d’été.

Écoutez leurs EP ici.

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Chine Laroche, On My Mind

Vous souvenez-vous du jeune stéphanois Sliimy et de son timbre de voix particulièrement sucré ?  Si ce dernier a repris son prénom Yanis et qu’il a ajouté des accents électro à sa musique pop, sachez que je viens de trouver son équivalent féminin, en la personne de Chine Laroche. Une jeune femme qui joue avec sa tessiture vocale et les sonorités musicales.

Pop, trip hop, hip hop… Chine Laroche est une véritable mélomane, qui sait déjà où elle va à son jeune âge ! En l’écoutant, on reconnaîtrait presque Kylie Minogue, Morcheeba, Nero ou encore  Ellie Goulding. Ainsi, On My Mind fait penser au On My Mind de la chanteuse britannique, tandis que Dreamer a un côté minoguien assez sensuel. Et Only Thing I Need pourrait s’inscrire dans les répertoires respectifs du rappeur Orelsan (si celui-ci ne chantait pas en français) et de Lily Allen.

Chine Laroche a donc de quoi conquérir les radios et le public avec son style musical très américain. Pour moi, il y a du potentiel.

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The Beat Caroline, Annie

Le dernier groupe de ces Critiques Express #9 se nomme The Beat Caroline et vient tout droit du nord. Là encore, ce fut la découverte, puisque je ne savais pas à quel style m’attendre. Et voilà que je tape du pied et claque des doigts en rythme sans me rendre compte, quand j’écoute leur EP Annie.

Annie, ce sont quatre chansons aux tons résolument rock et blues, aux paroles parfois engagées comme Idiocratie. C’est celle qui m’a le plus marqué, en écoutant l’EP, tant elle correspond bien à la réalité sociale et politique actuelle. Moi, je me retrouve aisément ce que la chanteuse FANI chante et je ne pense pas être le seul. The Beat Caroline aime également nous raconter des histoires ou se moquer du monde, comme dans Annie et Comme ici. Et tantôt on pense aux années 90 – à The Cranberries, par exemple –, tantôt on remonte jusqu’aux années 70.

Ce sont donc des jeunes qui semblent être attachés au passé et je ne leur en veux pas, car j’ai moi aussi parfois envie de remonter le temps !

Pour écouter Annie, c’est ici que ça se passe. Et pour en savoir davantage sur eux, c’est par .

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