[CINÉMA] Le Fils de Jean

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Deuxième film que j’ai été voir en cette rentrée scolaire 2016 : Le Fils de Jean, réalisé par Philippe Lioret. Familiarisé avec son cinéma mélancolique – mais fort – via Je vais bien, ne t’en fais pas et Welcome, j’avais envie de savoir de quelle manière il allait raconter la « misère » humaine cette fois. Son nouveau récit m’a séduit, malgré de légères faiblesses.

Contrairement aux films qui mettaient respectivement en scène Mélanie Laurent et Vincent Lindon, si la souffrance physique est laissée de côté, la souffrance morale est bien présente. Mais son réalisateur sait être pudique, quand il s’agit de dépeindre les conflits intérieurs de ses personnages. Le français Pierre Deladonchamps et le québécois Gabriel Arcand en sont les « cobayes ». Ils se distancent, apprennent à se connaître et à s’apprécier. Si le casting québécois a été une jolie découverte pour moi, j’apprécie de plus en plus Pierre Deladonchamps, que j’avais vu pour la première fois dans le décevant L’Inconnu du Lac, avant de me prendre sympathie pour lui dans la très bonne série Trepalium. Ici, il est tout en retenue, en parvenant par ailleurs à faire passer un tas d’émotions à travers son jeu et ses expressions faciales, que ce soit la colère, la joie, voire même le « dégoût ».

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Le Fils de Jean est, en lui-même, est palpitant. Il y a, en effet, ce mystère qui entoure la venue de Mathieu à Montréal et cet hôte qui refuse de lui dire quoi que ce soit sur ce père défunt inconnu. Là où d’autres films comme Boomerang empruntent presque le genre du polar, celui de Philippe Lioret est un drame familial et le reste. À aucun moment, il ne cherche à emprunter d’autres sentiers et c’est bien comme ça. Là où le scénario « faiblit », c’est au moment du twist final. S’il explique assez bien les événements le précédant, je trouve qu’il tombe presque comme un cheveu dans la soupe. On pourrait même en arriver à se dire : « Tout ça pour ça ?!? » Même si la fin est attendue, j’aurais aimé plus de logique dans le déroulement de cette quête d’identité qu’entreprend Mathieu dès le début du film.

Le réalisateur Philippe Lioret ne change donc pas de recette, puisque celle-ci fonctionne encore et toujours. Et il nous permet aussi de découvrir des acteurs vraiment talentueux.

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Fab!en

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