[CINÉMA] Nerve

Nerve - Emma Roberts (2)

Je vous avais récemment dit qu’In The Deep était l’un de mes gros coups de cœur de l’année 2016. Eh bien, j’en ai un autre : Nerve, thriller science-fictionnel adolescent, qui met en scène Emma Roberts et Dave Franco dans les rôles principaux. Une réussite, si vous voulez mon avis.

Déjà, le concept est intéressant : un jeu « en ligne » qui soumet à ses joueurs divers défis, des plus banales aux plus dangereux. Tandis que les autres, les voyeurs, observent et commentent les exploits des joueurs en question. Ça rappelle clairement les fameux jeux sur Facebook, qui sont devenus viraux sur le net et auxquels beaucoup de jeunes se sont prêtés. Des jeux souvent stupides comme risqués. Dans Nerve, c’est pareil, mais avec de l’argent à la clé.
De ce côté-là, le duo Ariel Schulman/Henry Joost réussit joliment son pari. Les deux réalisateurs proposent ainsi un scénario où la tension va crescendo, selon les défis à relever. Quand bien même l’ensemble reste gentillet, le public principalement visé étant les ados. Cela ne m’a néanmoins pas empêché de serrer les dents à plusieurs reprises, étant stressé par le sort des différents personnages. Et je trouve notamment que le film soulève bien les questions des réseaux sociaux et du buzz, auxquels la plupart d’entre nous sommes accros depuis des lustres. À l’image de Venus et ses amis, nous sommes tout aussi prêts à connaître la gloire, même éphémères, au risque de nous mettre en danger.

Nerve - Emma Roberts (1)

Du côté des acteurs, ils s’en sortent bien. Notamment Emma Roberts, qui arrive à s’adapter aux différents genres qu’on lui propose (que ce soit la série bitchy Scream Queens comme le film d’épouvante Scream 4 et l’œuvre indie Palo Alto). Comme son collègue Dave Franco, je trouve qu’on ne la voit pas encore assez sur les écrans. Le film nous permet également de (re)découvrir Emily Meade (aperçue dans Money Monster) et de faire la connaissance de Miles Heizer. Seul (léger) reproche : les personnages sont très stéréotypés, bien qu’on s’attache à eux dès les premières minutes.

Autre point négatif : dans son dernier quart d’heure, Nerve ne va pas aussi loin qu’il le pourrait. D’un côté, le fait que derrière le jeu se cache une secte et que notre société soit devenue trop voyeuriste donne davantage de crédibilité à l’histoire. De l’autre, on a l’impression que le film finit en queue de poisson, car on ne sait pas d’où vient le jeu en question. Et le traitement du happy-end est moyen, je trouve.

Mais malgré les défauts qui ressortent, j’ai clairement pris mon pied devant l’excellent Nerve, à voir au cinéma dès maintenant.

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