[SÉRIE T.V.] Pretty Little Liars (Saisons 1 à 6A)

Pretty Little Liars (Saisons 1-6A)

En juin 2010, la chaîne ABC Family lance sa nouvelle série, adaptée des romans de Sara Shepard : Pretty Little Liars. Ou quand Desperate Housewives rencontre Gossip Girl. Une première saison de dix épisodes seulement qui s’est transformée en six saisons et une centaine d’épisodes.

Pretty Little Liars, c’est l’histoire de cinq filles. Une meneuse, Alison, garce à ses heures perdues et pleine de secrets (les siens et ceux de ses proches). Et ses quatre amies, Aria, Spencer, Emily et Hanna, qui sont là pour suivre tous ses faits et gestes, même quand ça ne leur dit pas trop. Lorsque ladite Alison disparaît, les autres font alors chacune leur vie… jusqu’à se retrouver un an plus tard, « réunies » par un maître-chanteur du nom de -A, qui menace de révéler tous leurs secrets, que seule Alison connaissait alors jusque-là.

A partir de là, tout s’enchaîne : les menaces, les chantages, les complotages entre lycéennes, les menaces de mort et j’en passe. Il faut cependant à la série le temps de s’installer, avec son intrigue principale et ses intrigues annexes (aka les différentes amourettes de ses héroïnes), son cadre (Rosewood) et ses personnages divers et variés. Mais il faudra bien dix premiers épisodes d’introduction pour qu’on soit définitivement immergé dans l’univers sériel imaginé/recréé par Marlene King. Après, ce n’est plus que du bonheur mêlé à un plaisir coupable assumé, ponctué cependant de maladresses qui font finalement l’identité même du show.

Car si la série a su les camoufler durant ses trois premières saisons (je n’ai rien vu venir, du moins), elle les laisse apparaître lentement, mais sûrement, dès la saison quatre. Même si l’addiction du spectateur est toujours aussi forte. On doit tout de même avouer que cette histoire est trop grosse pour être crédible, que les héroïnes sont à la ramasse les trois quarts du temps – sauf peut-être Spencer, le cerveau brûlé du groupe –, par rapport à -A. Mais comme elles, on tente de savoir qui est la fameuse personne vêtue de noir, on s’amuse entre amis, sur les forums et/ou les réseaux sociaux, à faire des théories, parfois proches de la vérité, mais qui en sont souvent bien loin. Un véritable plaisir coupable, je vous dis !

Pretty Little Liars - Saisons 1-6A (2)

Mais aussi une « arnaque », dans le sens où on nous a fait bien patienter pendant cinq ans (et demi), avant de donner une résolution finale à l’intrigue. Cinq ans à tourner autour du pot, avec des nouveaux personnages qui apparaissent et disparaissent à tour de bras, tout en étant plus ou moins « liés » au grand mystère de la série. Cinq ans à vouloir en faire beaucoup et nous tenir en haleine, quand c’était juste pour brasser du vent. La dernière série, avant Pretty Little Liars, à avoir fait autant de remue-ménage de ce côté-là, c’était LOST, alors que c’était un autre genre sériel, c’est dire ! Comme quoi, avec une stratégie de communication minutieusement étudiée, ça peut faire une sacrée différence !

Néanmoins, PLL a aussi su se bonifier avec le temps, au niveau de ses héroïnes. On peut ainsi dire qu’elles ont toutes bien évolué, surtout Emily (Shay Mitchell), Hanna (Ashley Benson), Spencer (Troian Bellisario) et Alison (Sasha Pieterse). J’excepte Aria (Lucy Hale), car c’est la moins intéressante des cinq, celle qui n’a pas vraiment eu d’enjeux dramatiques depuis le début de la série, contrairement à Spencer et à Emily, par exemple. C’est également drôle de voir que les rôles se sont inversés au fil du temps : si Alison est devenue celle qui « rampe » pour se faire accepter, Emily et Hanna ont su s’affirmer et pris confiance en elles, tandis que Spencer est celle qui a pris le plus cher (séjour en hôpital psychiatrique, arrestation par la police, addiction aux drogues). Et c’est aussi celle qui convainc le plus en tant qu’actrice (Bellisario mérite de passer par la case cinéma, c’est clair et net). Mais ma préférence va définitivement à Alison, Sasha Pieterse ayant ce côté attachant et charismatique. Un casting qui a donc su s’imposer au fil du temps.

Pour conclure, ces cinq premières saisons (et demi) regorgent autant de qualités que de défauts, avec tout l’intérêt qu’elles ont néanmoins pu/su susciter. Je regrette juste que la conclusion donnée à ce premier arc de la série ait été aussi grossier et bâclé (sans oublier les incohérences laissées (in)volontairement, au passage). A voir maintenant si la série saura rebondir avec son saut dans le temps… ou pas !

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