[CINÉMA] Into The Woods

C’est une comédie musicale assez sympathique que nous propose là Rob Marshall (réalisateur de Chicago et de Nine). Et contrairement à Les Misérables de Tom Hooper, qui s’était avéré être longuet et rébarbatif, Into The Woods sait captiver le spectateur, en usant de ficelles scénaristiques souvent inattendues.

C’est ainsi que Marshall a su réécrire, avec beaucoup d’habileté, les célèbres contes qu’on connaît tous, comme Le Petit Chaperon Rouge, Cendrillon ou encore Raiponce. Par exemple, la jolie souillon laissera elle-même des indices à son Prince Charmant, pour que ce dernier la retrouve. Tandis que la petite fille vêtue de rouge sera sauvée par un boulanger (et non pas par un bûcheron). Des idées de ce genre, il y en a beaucoup dans Into The Woods, et ça me ravit de voir que Disney prend de plus en plus de risques, de ce côté-là. Néanmoins, la firme reste fidèle à la recette qu’elle a toujours proposée au public, à savoir un univers enfantin et bienveillant assumé, où tous les personnages (y compris la « méchante ») sont attachants. On n’est donc pas trop dérouté, à part durant la dernière partie du film, qui est un peu en trop, selon moi (même si les prises de risques sont, encore une fois, tout à fait justifiées).

En outre, qui dit comédie musicale, dit mise en scène dynamique et soignée (et qui nous rappelle beaucoup Broadway), interprétation des acteurs au top ! À ce sujet, mes préférences vont à Anna Kendrick et à Emily Blunt, qui ont toutes deux de très belles voix.

Enfin, la bande originale est excellente et entêtante (on a envie de chanter et de danser avec les personnages).

Into The Woods est donc un bon film qui ne s’adresse pas qu’aux américains, contrairement à d’autres films du même genre (comme le suscité Les Misérables). Comme quoi, le talent de Disney n’a pas de limite !

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