[CINÉMA] Los Ojos de Julia

Lorsque sa sœur jumelle Sara meurt, Julia refuse de croire à un suicide. Selon elle, il y autre chose, mais personne ne veut la croire. Souffrant d’une maladie génétique lui faisant progressivement perdre la vue, Julia s’enferme peu à peu dans l’obscurité. Tandis que la mort plane sur elle…

Dès qu’il s’agit du cinéma hispanophone, je suis toujours à l’affût des dernières nouveautés dans les salles. Los Ojos de Julia (Les Yeux de Julia en VF) est une nouvelle production de Guillermo del Toro, grâce à qui j’avais déjà découvert El Orfanato (une belle surprise dans le rayon du drame/thriller espagnol). Je m’attendais à être donc de nouveau surpris, dans le bon sens. Hélas, ça n’a pas été le cas avec Los Ojos de Julia.

Le principal défaut du film (et paradoxalement l’une de ses qualités), c’est qu’on voit que c’est du cinéma espagnol « typique », dans le sens où tout est banal. Guillem Morales (le réalisateur) ne cherche pas vraiment à innover, encore moins à créer un véritable sentiment de suspense. Ce qui nous amène à une révélation finale assez décevante, dans la mesure où on s’attendait quand même à quelque chose de plus recherché. En revanche, il est vrai que, dès que le cinéma ibérique s’aventure du côté de l’horreur, on court généralement à la catastrophe (Tesis, [REC]). Dommage, car l’histoire en elle-même n’est pas mal.

Comme je le disais plus haut, le plus gros défaut de Les Yeux de Julia est aussi sa plus grande qualité. Comme pour tous les films espagnols, celui-là bénéficie d’une poésie belle et touchante (la scène finale en est un très bon exemple) et d’une photographie impeccable. C’est d’ailleurs sur ça que le film se rattrape durant sa seconde partie, tant il est filmé avec originalité :

  • on ne voit pas plus les visages de ses interlocuteurs que Julia ;
  • l’effet de lumière dans la lutte entre elle et le tueur ;
  • l’image qui devient floue, au fur et à mesure que la cécité de l’héroïne grandit.

De ce côté-là, il n’y a vraiment rien à dire.

Quant aux acteurs, on a l’impression qu’ils ne se sentent pas trop concernés par l’histoire, tant chacun interprète son personnage avec beaucoup trop de classicisme : la femme angoissée, le mari aimant, le tueur traumatisé par son enfance, la mère trop possessive… Ils ne sont pas mauvais, loin de là, mais on sait par exemple que Belén Rueda et Lluis Homar sont capables de faire bien mieux.

Si Los Ojos de Julia avait été du même acabit qu’Esther et les autres films ibériques « américanisés », peut-être que je l’aurais trouvé meilleur. En attendant, ça reste trop « espagnol » dans l’âme. Dommage.

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Fab!en

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