[ALBUM] Beyoncé, 4

Beyoncé - 4 (2011)

Avec Beyoncé, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Sauvageonne aux cheveux secs et cassants un jour, diva classieuse le lendemain, on pensait cependant qu’elle allait suivre, tête baissée, le mouvement électro actuel. Mais c’était bien mal la connaître : avec 4, elle nous prend vraiment à contrepied.

Il faut voir le premier extrait, Run the World (Girls), un véritable pari risqué pour celle qui n’a pas l’habitude de se fouler, en remixant à chaque fois le même titre. La chanson est un savant mélange de R’N’B et de pop/électro, et se distingue ainsi des autres productions actuelles. En soi, c’est un tube en puissance et son flop est, pour moi, incompréhensible (et injustifié, quand on voit que Single Ladies, pourtant qualitativement bien en-dessous, a eu un succès monstre). On croyait que le futur album serait dans cette lignée, et pourtant…

4 est sans aucun doute son meilleur album, à ce jour. Pour tout vous dire, j’ai été immédiatement conquis à la première écoute. Chaque titre a vraiment sa place sur cet opus (sauf Love on Top, que je n’arrive pas vraiment à aimer), tandis que les ballades sortent vraiment du lot. On savait Bee douée pour ce genre de titre, mais il faut dire qu’elle s’est vraiment surpassée, de ce côté-là.

On démarre avec 1+1, à la fois puissant et intimiste : puissant, car ces moments où elle crie « YOU! » sont les points culminants de la chanson ; intimiste, car la guitare sèche est vraiment agréable à l’écoute. Puis, on enchaîne avec I Care, sorte de Halo plus travaillé, quoique peut-être un peu énervante à la longue. I Miss You est sans aucun doute l’un des meilleurs titres de l’opus : c’est un Disappear en plus travaillé. Quant à Best Thing I Never Had, si les couplets sont agaçants, le refrain est vraiment le point fort du titre. À noter, au passage, que les paroles ne sont vraiment pas ce qu’il y a de plus de intéressant dans cet album (car « Well I care, I know you don’t care too much, but I still care! », je peux l’écrire aussi, hein !). Heureusement que la musique palie à ce défaut.

Quid des up-tempos ? Ils sont comme ces sucreries, dont on abuse un peu trop souvent, tellement ils sont délicieux à entendre. Tous ont ce côté classieux et divaesque, que j’aime tant retrouver chez les chanteuses à voix, en général : PartyRather Die Young et Countdown (le « Killing me softly » est divin). End of Time, quant à lui, est du même genre que Run the World : du R’N’B légèrement saupoudré d’électro.

On termine avec les deux moins bons titres de l’album : I Was Here (c’est la ballade de fin d’album par excellence, c’est-à-dire le titre larmoyant qu’on déteste au début, et qu’on finit par aimer au final) et Love on Top (le côté pop 80’s ne veut pas passer chez moi).

Pour ce quatrième album, qui semble mettre d’accord tout le monde, Beyoncé s’est vraiment surpassée, en délaissant son côté guerrière, pour laisser place à son côté femme. Le résultat est surprenant, surtout qu’il s’agit d’une véritable prise de risque dans la musique contemporaine actuelle. À voir si le succès suit derrière…

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Fab!en

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